Les assises qui s’ouvrent demain 05 février et ce jusqu’au 06 février 2026 auront pour cadre les locaux du Conseil Economique et Social à l’effet de mettre en lumière les caractéristiques distinctives du système africain des Droits de l’Homme et des peuples, y compris les Droits collectifs, les Droits économiques, sociaux et culturels justiciables, les responsabilités communautaires ainsi que les approches de la justice fondées sur la culture.
Axé sur le thème: << Les aspects originaux des instruments et de la jurisprudence africaine en matière des Droits de l’Homme>> et du sous-thème: << Tirer parti des instruments de la jurisprudence en matière de Droits de l’homme en Afrique pour renforcer la promotions, la protection et la réalisation des Droits de l’homme: le rôle stratégique des institutions nationales Africaines des Droits de l’Homme >>, ce cadre de réflexion et de discussion permettra aux participants de tirer parti des actions collectives sur les enjeux prioritaires des Droits de l’Homme et des peuples sur le continent. Lesdits travaux se déroulent à travers des tables rondes, des séances plénières et des travaux en groupes visant à renforcer les capacités des institutions nationales des Droits de l’Homme (INDH), à favoriser l’apprentissage par les pairs et à approfondir la collaboration avec les mécanismes africains de protection des Droits de l’Homme et le Parlement panafricain.
Durant les travaux, il sera question d’examiner comment les instruments africains des Droits de l’Homme peuvent être mieux exploités afin de renforcer la promotion et la protection des Droits de l’Homme dans chaque pays africain. Ceci dans un contexte marqué par les conflits, les inégalités persistantes, les défis environnementaux, la transformation numérique et les mutations de la gouvernance.
Cette initiative du Réseau des Institutions Nationales Africaines des Droits de l’Homme (RINADH), en collaboration avec la Commission des Droits de l’Homme du Cameroun (CDHC) réunira plusieurs autres acteurs parmi lesquels : les membres du Gouvernement, les présidents des mécanismes africains des Droits de l’Homme, les présidents et hauts responsables des 46 institutions nationales Africaines des Droits de l’Homme, les représentants de la Global Alliance of National Human Right Institutions ( GANHRI), le Haut-Commissariat des Nations Unies aux Droits de l’Homme (HCDH), Corps Diplomatiques, …
Les résultats attendus au terme des échanges permettront d’appuyer les INDH dans l’application effective des instruments et de la jurisprudence africaine aux niveaux national et régional. Il s’agit entre autres de l’adoption de la Déclaration de Yaoundé et l’élaboration d’un Plan d’action sur l’application des principes originaux africains des Droits de l’Homme et des peuples, d’un Plan d’action stratégique de mise en œuvre ainsi que les lignes directrices pratiques.
By Suzanne Maah