Accompagné d’une forte délégation constituée de Philippe Amanye BOTIBA, chef de l’Antenne de la CDHC pour le Littoral et Mme Yolande ELESSA, cadre à la CDHC en stage au HCDH, le président de la commission des Droits de l’Homme du Cameroun, professeur James Mouangue Kobila a pris part à deux événements liés aux travaux de la 60ème session du Conseil des Droits de l’Homme à Genève en Suisse le 25 juin dernier.

D’entrée de jeu, le Président de la CDHC a d’abord participé à une réunion très suivie sur la surveillance des Droits de l’homme dans le contexte des migrations, puis à une seconde réunion organisée par l’Alliance mondiale des institutions nationales des Droits de l’homme (acronyme anglais : GANHRI), consacrée au Renforcement de l’espace civique hors ligne et en ligne sous le thème: <<le rôle des institutions nationales des Droits de l’homme.>>
En effet, la première réunion avait pour leitmotiv la présentation de l’étude précitée du Haut-Commissariat des Nations Unies aux Droits de l’homme (document A/HRC/60/57), publiée en juillet 2025, qui analyse les pratiques visant à intégrer la surveillance des Droits des migrants dans la gouvernance migratoire. Un rapport qui définit les principaux auteurs des violations des Droits des migrants comme des criminels, suivis par les États. Les violations les plus fréquentes concernent le droit à la vie, le trafic d’êtres humains, les abus sexuels et l’extorsion de fonds.
Les points de vue sur la manière de renforcer le rôle des INDH, sur les défis rencontrés par les acteurs de la société civile, ainsi que sur la nécessité absolue de prévenir les violations et protéger les Droits des migrants pendant tout le cycle de migration, tout en luttant contre l’impunité des auteurs des violations ont meublés les échanges.
Une deuxième réunion organisée par le secrétariat de la GANHRI, a fait l’objet de discussions où le président de la CDHC est intervenu en réponse à la préoccupation exprimée par une OSC égyptienne concernant le fonctionnement de l’INDH de son pays et sur les actions du Réseau des institutions nationales africaines des Droits de l’homme (RINADH) dans cette région.Dans son intervention, le Pr James MOUANGUE KOBILA a rappelé le lien entre le statut d’accréditation d’une INDH et son mode de fonctionnement. En l’occurrence, les défaillances imputées à l’INDH égyptienne semblaient en consonnance avec son classement au statut B par la GANHRI et le HCDH.
En sa qualité de vice-président et de futur président du RINADH, le président de la CDHC s’est engagé à optimiser les actions du Réseau dans les États membres.
CDHC