La pose de la première pierre s’est tenue ce 03 octobre 2025, sous la houlette du Premier Ministre chef du gouvernement, Dr Joseph Dion Ngute en présence de plusieurs autres membres du Gouvernement, personnalités politiques, administrations, religieuses, traditionnelles et autres venus apprécier cette initiative qui est le fruit de la coopération Sino-Camerounaise en matière de santé. Une volonté du Chef de l’Etat Paul Biya qui vise à promouvoir la politique d’import-substitution opérationnalisée par cette industrie pharmaceutique avec pour but de booster l’économie et de la positionner aux standards des économies des pays industrialisés.

Le Cameroun entre dans le nouveau septennat avec un marqueur significatif de l’import-substitution. Il s’agit d’un projet intégrateur qui est une grande première non seulement pour le Cameroun mais également pour l’Afrique Centrale.
Estimé à 500 milliards de Fcfa, le projet va s’opérationnaliser sur trois phases à savoir : la première qui s’etale de 2025 à 2027 et qui va se consacrer à la construction de l’unité de fabrication des médicaments. Cette première phase de l’ambitieux projet va mobiliser les financements à hauteur de 30milliards de Fcfa issus de l’actionnariat camerounais à hauteur de 51 % et de l’actionnariat chinois à hauteur de 49%. La seconde phase est prévue de 2027 à 2029. Elle va se focaliser sur l’extension du complexe industriel et d’édification d’un complexe hospitalier ultramoderne pour un investissement de 250 milliards de Fcfa. La dernière étape programmée de 2031 à 2035 sera financée à hauteur de 300 milliards FCFA et marquera véritablement l’expansion sous-régionale. Cette phase prévoit la mise sur pied d’un réseau, d’un réseau de grandes pharmacies, d’un réseau centre de recherche et de développement assorti d’un dispositif de distribution qui s’étale à l’échelle sous- régionale.

L’usine pharmaceutique de Yitcheng sera implanté à Meyo, dans la lisière de la ville de Yaoundé. La production au tout début sera dans l’ordre de 100 millions de flacons, 2 milliards d’ampoules et 10 milliards de comprimés, par an. Le nombre d’emplois visés à travers la mise en œuvre de ce projet, est de l’ordre de 3 000 emplois directs.
Au Cameroun, l’avènement de ce projet structurant est en phase de maturation avec l’orientation de la SND30 qui est la boussole du développement du Cameroun qui s’appuie sur la politique de l’import-substitution, qui privilégie la production locale et minimise l’importation qui coûte cher à l’Etat du Cameroun devant pourtant faire face à d’autres grands engagements. A preuve, selon les informations crédibles, le Cameroun, entre 2010 et 2023, la dépense en produits pharmaceutiques a bondi de 69,5 milliards à 166,6 milliards de Fcfa, soit une hausse de 139,7%. Toute chose qui traduit la forte dépendance du pays aux industries pharmaceutiques des autres pays. Et cela n’est pas de bonne augure pour une économie qui veut être solide. D’où la pertinence de ce projet de construction de l’usine pharmaceutique de Yitcheng qui va venir diminuer ou même annuler le niveau d’importation des médicaments qui selon les chiffres officiels, est de près de 95% au Cameroun. Selon le jeune et non moins dynamique porteur de ce projet, Mbé Idriss Confiance « Nous offrons au Cameroun une production locale compétitive, certifiée selon les normes internationales (BPF, ISO 9001, ISO 13485), avec un contrôle qualité rigoureux ».
Annonce a déjà été d’ailleurs faite de ce que les premiers médicaments seront produits dès janvier 2027. Une question de temps simplement et le Cameroun va opérer un saut qualitatif vers l’industrie pharmaceutique.
Politique d’espérance et de grandeur
La pose de la première de l’usine pharmaceutique de Yicheng, par le premier ministre, chef du gouvernement, Chief Dr Dion Ngute, est une preuve par quatre de ce que plusieurs camerounais mettent en musique, le vœu cher du Président Paul Biya , à savoir, la transformation structurelle de l’économie qui recouvre tout son sens à travers, la création des industries qui concourent à la production manufacturière. La portée du projet va consacrer la politique de grandeur et d’espérance sur laquelle va reposer le prochain septennat dont le début est imminent.

Mbe Idriss Confiance, promoteur de cette industrie pharmaceutique est une figure qui excelle dans l’humanisme. Durant son propos, il a invité tous les jeunes à mettre tout en oeuvre pour que cette vision du Chef de l’Etat se concrétise. Il a rassuré l’opinion sur la bonne marche de ce projet tout en leur invitant à croire en l’avenir, a développer leurs connaissances et à apporter une pierre à la construction de l’édifice qu’est le Cameroun. << Le projet dont il est porteur va donner un coup d’accélérateur à l’industrialisatin. cette cérémonie revêt une portée hautement symbolique et stratégique. Elle marque le passage dune vision ambitieuse à une réalité concrète celle de doter le Cameroun premièrement en particulier et l’Afrique centrale en générale d’un complexe moderne capable de répondre au besoin croissant en matière de santé, de recherche médicale et de formation. La première pierre n’est pas seulement un engagement architectural mais le saut d’un engagement collectif, celui d’investir dans la vie, dans la dignité humaine et dans l’avenir de nos communautés. Cette étape symbolise une dynamique nouvelle celle de l’intégration et du partage. Le complexe hospitalier Yicheng n’est pas seulement un projet camerounais, il est pensé comme une infrastructure régionale ouverte à tous les citoyens de l’Afrique centrale. Cette cérémonie est à la fois un acte de foi dans l’avenir, un signal fort de coopération internationale et un engagement concret au service du développement humain. le complexe a été conçu comme une réponse structurante au défis de souveraineté sanitaire en afrique centrale, en terme de production dès la phase initiale, nous visons une montée en puissance rapide des capacités rapide de production pour atteindre un volume global annuel de l’ordre de 100 millions de flacons, 2 milliards d’ampoules et 10 milliards de comprimés. Le tout sur 100 médicaments de référence et dispositifs médicaux sous formes galénique. Sa trajectoire permettra de couvrir une part significative des besoins nationaux et régionaux, tout en réduisant progressivement la dépendance aux importations qui aujourd’hui tourne autour de 95 %. Yicheng produira en grande quantité les médicaments essentiels et génériques afin d’assurer la disponibilité continue des traitements abordables pour les maladies chroniques tels que l’hypertension, le diabète, le cancer, l’insuffisance rénale. Des solutions injectables, du dispositif de soins intensifs et médicaments d’urgences afin de soutenir la prise en charge spécialisée. il est important de préciser que le projet est loin d’être une nationalisation mais bien un partenariat stratégique entre le Cameroun et la Chine. Les associés camerounais détiennent 51 % des parts du capital et 49 % des parts pour nos partenaires chinois. Cela signifie que le contrôle majeur reste camerounais garantissant que ce projet est avant tout encré dans la souveraineté nationale tout en bénéficiant de l’expertise internationale. En terme d’investissement, la première phase qui couvre la construction et la mise en service de l’usine pharmaceutique représente un montant de 30 milliards de francs CFA financé à 100 % sur fonds propres. C’est un signal fort, nous croyons en ce projet et nous assumons pleinement sans dépendre dde dettes extérieures. Sur le plan technologique et industriel, l’apport de partenaires chinois est déterminant car il vise un transfère de technologies de pointe notamment pour garantir une production conforme aux normes internationales, de bonnes pratiques de fabrication BPF/GMP de norme ISO. Cela permettra non seulement de produire les médicaments localement de qualité mondiale mais aussi de former et de qualifier une main main-d’œuvre locale aux standards internationaux. Ce partenariat sino-camerounais combine le leadership national, l’apport technologique international et un impact socioéconomique durable. Cest un modèle équilibré qui assure à la fois la stabilité stratégique du projet et des retombées concrètes pour le Cameroun et l’Afrique centrale>>.

Les chefs traditionnels quant à eux ont une fois de plus donner leur onction pour le bon déroulement de ce projet qui vient rehausser la vision du chef de l’Etat sur le développement dela politique de l’import-Substitution et de la SND30.
Tjang Frida