Face aux infiltrations d’eau qui fragilisent la chaussée, le traitement définitif de plusieurs points critiques prévoit un changement complet de structure. Les travaux seront réalisés sous circulation, avec un renforcement de la signalisation.
La section Edéa-Douala va faire l’objet d’un traitement définitif sur les zones les plus dégradées. Les méthodes d’intervention ont été présentées au Ministre des Travaux publics, Emmanuel Nganou Djoumessi, lors de sa visite d’évaluation effectuée le 30 octobre 2026 sur cet axe.
Sur le terrain, les équipes de l’entreprise CFHEC, de la mission de contrôle Prisma et de la Délégation régionale des Travaux publics du Littoral travaillent à la définition et à la mise en œuvre des solutions adaptées aux différents points critiques, tandis que les interventions d’urgence se poursuivent.
Au niveau des entrées et sorties de l’ancien poste de péage d’Edéa, l’importance des infiltrations d’eau et la dégradation des différentes couches de la chaussée rendent nécessaire une reconstitution complète de la structure. Un simple traitement superficiel n’étant plus suffisant, la zone concernée sera entièrement décapée avant la reconstruction.
La nouvelle structure prévoit notamment 50 cm de moellons pour la couche de fondation, suivis d’une couche de forme de 30 cm en grave concassée, d’une couche de base en grave-bitume et d’une couche de roulement. Ces dispositions tiennent compte du niveau de trafic enregistré sur cet axe stratégique.
Compte tenu de l’ampleur de l’intervention, le planning prévoit dix jours de travaux, à raison de cinq jours pour chacune des deux voies de la chaussée.
Pour limiter les perturbations sur cet important corridor routier, le Ministre des Travaux publics a instruit le maintien de la circulation pendant les travaux, avec un renforcement de la signalisation afin d’assurer la sécurité des usagers et des équipes mobilisées sur le chantier.
L’objectif est de traiter durablement les zones affectées et de renforcer la résistance de la chaussée face aux contraintes liées notamment aux infiltrations d’eau et au trafic.

Suzanne Maah