Le 12 octobre 2026 à Dakar au Sénégal, le Président du Réseau des institutions nationales africaines des droits de l’homme (RINADH), Professeur James MOUANGUE KOBILA, a appelé à renforcer la protection des droits fondamentaux en Afrique.

À l’ouverture de la 89ᵉ session ordinaire de la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples (CADHP), le président de la CDHC a plaidé pour des institutions indépendantes, un espace civique préservé et une mise en œuvre effective des engagements des États.

Consolider les acquis et répondre aux nouveaux défis

Par la même occasion, le Président en exercice du RINADH a salué le rôle de la Commission africaine et réaffirmé l’engagement des 47 institutions nationales membres du Réseau à œuvrer ensemble pour une meilleure protection des droits humains sur le continent.
Il a toutefois alerté sur plusieurs défis majeurs : le rétrécissement de l’espace civique, les restrictions aux libertés publiques en période électorale, les conflits armés et les violences visant notamment les femmes, les enfants, les migrants et les réfugiés.
Le Professeur James MOUANGUE KOBILA a également souligné les nouveaux enjeux liés aux violences numériques, aux restrictions d’accès à Internet et aux menaces qui pèsent sur les droits fonciers et les moyens de subsistance des communautés autochtones, dans un contexte de changements climatiques et de pression croissante sur les ressources naturelles.

Des institutions nationales fortes et indépendantes

Face à ces défis, le Président du RINADH a insisté sur le rôle essentiel des institutions nationales des droits de l’homme (INDH), véritables relais entre les populations, les pouvoirs publics et les mécanismes régionaux de protection.
Il a appelé à leur garantir des ressources suffisantes, une indépendance effective et une protection contre les représailles afin qu’elles puissent exercer pleinement leurs mandats.
Le RINADH a par ailleurs souligné que tout nouvel instrument régional relatif aux valeurs culturelles, à la famille et à la souveraineté doit renforcer les normes africaines de protection des droits humains, sans en amoindrir les garanties.

Transformer les engagements en résultats

En concluant son propos, le Président du RINADH a appelé les États membres, la Commission africaine, les institutions nationales et les organisations de la société civile à renforcer leur coopération et à traduire les engagements juridiques en résultats concrets pour les populations.
« Notre responsabilité commune est de faire vivre ces engagements au cœur du quotidien des populations. »
À l’occasion de cet anniversaire historique, le message du RINADH est sans équivoque : la célébration des acquis de la Charte africaine doit s’accompagner d’actions concrètes pour garantir à chaque personne et à chaque peuple la pleine jouissance de leurs droits, la protection contre les violations et l’accès à la justice.

Suzanne Maah

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