C’est le fil conducteur des assises qui ont réunis les scientifiques du 05 au 07 mars 2024 au Hilton Hôtel de Yaoundé sous l’égide du Ministre de la Santé Publique représenté par son Secrétaire Général Pr. Louis Roger NDJOCK.
Le thème retenu est<< Hypertension artérielle et diabète à l’ère de la cardiologie interventionnelle en Afrique>>. C’est un thème annonciateur pour la société camerounaise de cardiologie. Une édition placée sous le haut patronage du ministère de la santé publique.
Ces travaux qui ont réunis plusieurs experts avaient pour objectif d’échanger sur la cardiologie interventionnelle et y proposer des pistes de solutions envisageables. Une rencontre qui a permis non seulement de dérouler la feuille route annuelle de la société camerounaise de cardiologie afin de permettre au plus grand nombre des membres de ménager leur calendrier, mais également de prendre part à un partage d’expériences et de bonnes pratiques conduisant à une prise en charge efficace des patients. Il était question pour ces acteurs de partager leurs expériences pour une société camerounaise de cardiologie plus efficace et entrain à l’ère du numérique qui influence tous les secteurs de la vie de nos jours.
Selon le Dr Hermann Tsague, Cardiologue à l’hôpital général de Yaoundé, « les maladies cardiovasculaires au Cameroun constituent la deuxième cause de mortalité après les maladies infectieuses, maternelles et fœtales. Par rapport aux risques, nous avons l’hypertension c’est un facteur majeur, un camerounais sur trois entre l’âge de 18 à 75ans est hypertendu. Si cela est bien traité il y aura une diminution des risques de faire un AVC, une crise cardiaque ou une insuffisance rénale. Concernant le diabète 6% de s camerounais sont diabétiques, l’obésité est aussi un facteur agrravant donc si les patients hypertendus, diabétiques ou obèses sont bien pris en charge, on réduit de 95% le nombre de patients qui peuvent avoir un AVC, une insuffisance rénale ou une crise cardiaque. Nous comptons sur les médias pour relayer en tout temps pour contribuer à la sensibilisation. Il faut savoir que 10 enfants sur mille naissance souffrent souvent d’une malformation cardiaque.
Pour Jean Claude Mbama, Pr Émérite de Sciences « Vous avez vu la sensibilisation qu’on vient de faire, je viens de faire une leçon inaugurale où je n’ai pas parlé beaucoup de la science mais d’un plaidoyer pour notre société, pour les mamans, les parents, car pour éviter l’hypertension et le diabète, il faut commencer dans nos maisons, voir ce qu’on mange, ce que les enfants mangent et faire du sport. Combien de lycée à Yaoundé ont de salles de sports ? Alors qu’à notre époque, quand j’étais jeune, le sport constituait 30 à 40% de mon travail à l’école. On a changé nos mœurs, on a changé notre alimentation et on ne fait pas assez de sport et ce qui se passe c’est l’accumulation du poids, l’obésité parfois à partir de notre enfance et qu’est ce qui se passe, on a l’hypertension et le diabète bienvenu aux complications cardiovasculaires donc mon plaidoyer c’est que nous soyons vigilants sur notre habitude de consommation dans nos maisons, voir ce qu’on mange, ce que nos enfants mangent hors de la maison car le soda n’est pas la boisson nécessaire mais plutôt une eau pure est mieux ».

Pr Alain Menanga, Cardiologue Président du comité d’Organisation précise: « Fatalement ou forcément, le message se rapporte au thème et cette fois-ci à la cardiologie interventionnelle. Aujourd’hui vous avez entendu de plus en plus, dans les principales villes du Cameroun, il est possible d’avoir à cette topologie qui permet certains problèmes aigus. C’est un élément en plus des patients qui vont faire des complications de ses infections, donc vous voyez qu’on parle de complications. S’il y a un message affaire passer c’est d’éviter d’en arriver là car cela veut que la situation a évolué donc le message c’est d’éviter dans la mesure du possible d’arriver à cette situation. Cela passe par le contrôle en équilibrant la glycémie. L’idéal c’est de retarder le plus longtemps possible la survenue de l’une de ses deux affections chez les sujets prédisposés. Lorsque dans votre famille, vos ascendants directs ou plus loin il y a une histoire d’hypertension artérielle ou de diabète, cela veut dire qu’on peut-être disposé et se dire qu’est-ce qu’il faut faire retarder au maximum sa survenue. Il y a un conseil, c’est de quitter le mode sédentaire de façon massive c’est à dire pratiquer la marche sportive sur certaines distances, à l’époque les gens parcouraient parfois 5 km à pieds pour aller à l’école, c’est des habitudes à conserver, plus tard ils sont devenus des hauts cadres ».
Suzanne Maah