La deuxième phase du comité national pour la réadaptation et la réinsertion socioéconomique des personnes handicapées (CONRHA) a été lancée le 16 octobre 2024 à Yaoundé par le ministre des affaires sociales (MINAS), Pauline Irène NGUENE en présence du Directeur régional de l’UNESCO bureau Afrique Centrale, Paul COUSTERE, des représentants de l’ONHCR, l’UNFPA et bien d’autres personnes impliquées dans le projet.
L’objectif étant de renforcer les droits des personnes handicapées, l’accessibilité, les services inclusifs et la non-discrimination au Cameroun, ce projet a été mis en œuvre depuis le 20 juillet 2022 et a permis la mise sur pied de plusieurs activités dans les dix régions du pays. La première phase est arrivée à échéance le 31 mai 2024, et l’on a quatre résultats majeurs notamment la ratification de la MDPH, la revitalisation du comité national pour la réadaptation et la réinsertion socioéconomique des personnes handicapées (CONRHA) aux niveaux national et régional, le renforcement des capacités d’un large éventail des parties prenantes (plateforme nationale de coordination de OPH, bénéficiaires, acteurs gouvernementaux…), et enfin la production des outils de connaissance et la remise solennelle de 3 000 copies de la MDPH au gouvernement dans le but de renforcer la diffusion des connaissances.

Au terme de la première phase les acteurs ont reconnu que la mise en œuvre du projet nécessitait des ressources financières supplémentaires car de nouvelles opportunités ont été identifiées pour accélérer la réalisation des droits des personnes handicapées au Cameroun.
En effet, le comité de pilotage du projet d’appui au renforcement des droits des personnes handicapées, l’accessibilité, les services inclusifs et la non-discrimination a pour mission d’orienter la mise en œuvre dudit projet afin de l’aligner sur la politique du gouvernement en matière de protection et promotion des droits des personnes vivant avec un handicap au Cameroun. Il a été question de valider le plan de travail de la Phase 2 afin d’assurer une mise en œuvre efficiente et efficace.
À l’entame de son propos, le Ministre des affaires sociales, Pauline Irène Nguene a loué l’initiative. Elle a remercié sans cesse les créateurs de ce concept. Pour elle, l’implication du Ministère dont elle a la responsabilité est une preuve que le Cameroun est le creuset de l’inclusion sociale en Afrique Centrale. Elle a également rappelé que ce projet se trouve au cœur des interventions sectorielles en faveur des personnes handicapées. «Tout ceci naît de la dynamique de ratification par le Cameroun de la convention relative aux droits des enfants handicapés, de l’inscription dans la cadre juridique et politique» a souligné la mère des personnes vulnérables.

Paul COUSTÈRE, directeur régional de l’UNESCO pour l’Afrique centrale: « Comme l’a rappelé toute à l’heure Madame le ministre des affaires sociales, si la première phase n’avait exister, il serait impossible de continuer. Tout cela nait de la dynamique de ratification par le Cameroun de la convention relative aux droits des enfants handicapés, de l’inscription dans le cadre juridique et politique, de cette volonté de faire du Cameroun un Creuset de l’inclusion en Afrique centrale. Pour cela trois agences des nations unies se sont associés l’UNESCO, l’UNFPA et le haut commissariat aux droits de l’homme pour accompagner le gouvernement, les CTD (collectivités territoriales décentralisées), les OSC (organisation de la société civile) pour mettre en place et le cadre règlementaire et la formation, les capacités et les conditions effectives d’inclusion. Dans cette phase 2, on continue à sensibiliser, à travailler avec les différentes plateformes dans les 10 dix régions du Cameroun, avec une particularité dans cette deuxième phase, par exemple la participation à la vie politique ou citoyenne. Également, d’autres initiatives relatives à l’accès aux métiers, aux formations, à l’accès à la vie citoyenne et à la promotion par des OSC de la mise effective dans les dix régions du pays ».
Selon Emmanuelle TCHOTCHOM , Directrice exécutive de la plateforme inclusive society, la première phase s’est bien déroulée. «il y a eu de très bonnes activités comme la production des guides, la formation sur la convention des nations unies relatives aux personnes handicapées sans oublier les sensibilisations à vous les niveaux. Il y a aussi eu des actions de plaidoyer auprès des décideurs locaux et des membres du gouvernement. Pour cette deuxième phase, nous serons beaucoup plus impliqués car en tant qu’organisation de promotion de l’inclusion des personnes handicapées, on va bénéficier des petits appuis pour mener des activités qui cadrent avec ce projet. En plus de cela notre position en tant que membre du comité de pilotage, nous pouvons faire des observations pour réévaluer ou réorienter les activités tant sur le plan administratif que technique. Nous attendons des pouvoirs publics que toutes les institutions gouvernementales sollicitées ou les nouvelles parties prenantes puissent réellement s’impliquer et apporter un plus à ce que l’inclusion à bleue niveau soit une réalité» a-t-elle confiée.
Suzanne Maah