C’est à l’intention d’un atelier de lancement du projet tenu le 12 décembre 2024 à Yaoundé sous la coordination du Secrétaire Général du Ministère des forêts et de la faune, Joseph Nyongwen en collaboration avec l’organisation pour l’alimentation et l’agriculture (FAO).

Il est question durant cette rencontre d’informer les principaux intervenants de la raison d’être, de la portée, des objectifs et des principaux résultats du projet; Solliciter des contributions à la méthodologie du projet; Identifier des sources de données supplémentaires, des projets pertinents et des partenaires potentiels pour la mise en œuvre du projet et la mise à l’échelle de l’initiative. D’identifier les aliments et les systèmes forestiers à fort potentiel contribuant à améliorer la sécurité alimentaire, la nutrition et la biodiversité; et des initiatives visant à intensifier les travaux visant à renforcer la contribution des aliments forestiers et d’autres PFNL à des systèmes agroalimentaires sains et durables.
Financé par la FAO, cette initiative vise à renforcer et à institutionnaliser les capacités gouvernementales à appuyer les interventions et à mobiliser des ressources pour accroître les contributions du secteur forestier à des systèmes alimentaires sains et durables.
A l’ouverture de la séance, le SG du MINEFOP, Joseph Nyongwen a rappelé que ledit projet identifiera 04 principaux produits majeurs notamment la mangue sauvage, l’okok, le ndjanssan, le champignon et les chenilles, qui ont marqué une attention accrue pour leur rôle dans l’atténuation et l’adaptation au changement climatique et la conservation de la biodiversité, mais également leur contribution aux systèmes agroalimentaires durables a tendance à être négligée dans les politiques et les pratiques.
Selon le représentant du FAO au Cameroun, Sven Walter, ce projet est un élément déclencheur pour améliorer la contribution des ressources alimentaires forestières à la sécurité alimentaire, à la nutrition et à la biodiversité.
Reconnaissant les multiples liens entre l’agriculture et la foresterie, les pays membres de la FAO ont récemment conseillé à ses organes directeurs de mieux coordonner les questions liées à la foresterie et à l’agriculture, et ont demandé à la FAO de renforcer ses travaux sur la contribution des forêts à la sécurité alimentaire et à la nutrition.
De ce fait, la FAO a récemment approuvé un document interrégional au Cameroun, en Papouasie-Nouvelle-Guinée, au Paraguay, aux Philippines et au Vietnam pour Ce projet. Le Cameroun étant remarquablement riche en biodiversité, les forêts sont une caractéristique dominante de l’écologie du pays, couvrant environ 43 % des terres du pays, caractérisées par une grande diversité d’espèces. Cette riche biodiversité et cette couverture forestière créent des interactions uniques et diverses avec les moyens de subsistance de la population. Une partie importante de la population dépend des ressources forestières comme source de nutrition, de médicaments et de moyens de subsistance.
Malgré sa riche diversité représentée également dans l’alimentation, l’insécurité alimentaire du Cameroun a augmenté pour atteindre 58,5 % de la population totale du pays, contrastant avec la tendance à la baisse observée depuis 2017. L’augmentation du coût de la vie, en particulier des prix des denrées alimentaires, a un impact négatif sur les ménages, en particulier les plus vulnérables. Par conséquent, il est essentiel d’identifier des aliments et des systèmes durables, sains et alternatifs.
En somme, plus d’une quinzaine de représentants des institutions gouvernementales concernées (forêts, alimentation et agriculture, santé, environnement, affaires étrangères et culture), universités, ONG, communautés locales et autochtones, société civile, partenaires de développement et secteur privé, y compris les membres du comité directeur dudit projet prennent part à ces assises.
Suzanne Maah