Venue une fois de plus renseigner le public sur ses missions régaliennes, la Commission des Droits de l’Homme du Cameroun placée sous l’œil vigilant du Pr James MouangueKobila, a répondu présent à l’appel du Salon de l’Action Gouvernementale (SAGO) tenu du 28 juin au 05 juillet 2025 à l’hôtel de ville de Yaoundé.
La 14ème édition a donné à la CDHC de sensibiliser davantage les populations et les citoyens sur les missions de la CDHC parmi lesquelles: la promotion des Droits de l’homme, la protection des droits de l’homme et la prévention de la torture qui se fait dans tous les lieux de privation de liberté ; de sensibiliser les populations sur les déclarations de la CDHC qui sont à l’occasion des journées des Droits de l’homme entre autres notamment les journées africaines ( journée de l’enfant africain, journée du réfugié, etc).
En outre, la plupart de ces personnes se disaient que la CDHC est une ONG. Pour mieux leur édifier sur cette institution, les représentants de la CDHC leur ont expliqué que c’est une institution étatique de promotion, de protection des droits de l’Homme ainsi que de prévention de la torture.
MBONO Audrey, à la Cellule de la Communication CDHC a exprimé son satisfecit: « Nous avons reçu en moyenne une centaine de visiteurs/jour et au-delà même. Au 2025, nous avons une clinique juridique qui se charge de relever toutes les allégations de violations des Droits de l’Homme et si le problème peut être résolu séance tenante, la clinique va s’organiser à résoudre, et sinon elle va référer le requérant soit vers le siège de la CDHC, soit vers les représentants des antennes régionales ».
La partition de la clinique juridique
Madame Ndame Moundo Linda Augustine Laure, Cadre à l’Unité de la Protection de CDHC revient sur les de violations recensés au cours de cette 14ème édition du SAGO.
« Nous avons reçu des gens qui venaient dénoncer des cas de violations dont ils sont témoins et des cas de violation qu’ils ont subi. Et jusqu’à ce jour, nous avons reçu environ 10 cas des violations des droits de l’homme. Pour les cas que nous avons eu sur place, nous avons proposé des solutions adéquates, et pour des cas qui nécessitaient des preuves formelles, nous avons orientés les requérants vers le siège de la CDHC. Donc ils vont venir avec des requêtes et les preuves à l’appui pour que nous puissions apporter des solutions à leurs problèmes. Nous sommes également allés vers les visiteurs, nous avons fait le porte à porte (stands en stands), nous avons abordé les passants, parce que déjà, nous avons noté qu’il y’a plusieurs personnes qui ne connaissent pas encore l’existence de la commission des Droits de l’Homme du Cameroun. Donc plusieurs étaient contents de savoir qu’il existe une institution qui peut les protéger, puisqu’il y en a qui sont victimes de violations et ne savent vers qui se tourner. Nous avons le sentiment d’un travail accompli certes, mais nous savons que nous allons toucher plus de personnes. Nous sommes déjà heureux de savoir qu’aujourd’hui, il y’a des gens qui vont se tourner vers la CDHC, qui savent déjà que nous existons et qui ont vu nos actions concrètes sur le terrain parce qu’il y’a des anciens requérants qui sont revenus vers nous pour nous faire part de leur satisfaction par rapport aux différentes interventions de la CDHC. Aussi, nous avons précisé aux requérants qui sont venus, que les procédures à la CDHC sont totalement gratuites et qu’on ne demande aucun frais, parce qu’il y’en a qui ne le savent pas. Au finish nous avons fait une communication du numéro vert 1523, et nous avons partagé les flyers. Pour ceux qui disaient que le 1523 ne passent pas, ils ont essayé devant nous et ils ont confirmé qu’effectivement ça passe » a-t-elle indiquée toute satisfaite.
Suzanne Maah