C’est au travers d’un atelier de formation qui s’est proposé de donner à ces acteurs du pouvoir judiciaire les rudiments nécessaires permettant d’appréhender les phénomènes de blanchiment des capitaux et de financement du terrorisme, de trafic d’armes, entre autres.
L’école nationale d’administration et de magistrature (Enam) abrite un atelier de formation du 05 au 08 mai 2025 à Yaoundé, sous la présidence du ministre délégué auprès du ministre de la justice, Jean De Dieu Momo en présence des experts venus d’Italie.

Dans un monde qui est devenu dangereux du fait des guerres, de l’exacerbation du terrorisme avec son lot de conséquences, il est tout a fait indiqué que les magistrats pour l’essentiel, puissent connaître de fond en comble certaines notions qui sont d’actualité, à savoir le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme. En effet, la bonne maîtrise de certaines problématiques par le corps judiciaire est important pour le justiciable et la sincérité et la légalité des verdicts rendus. Toutes choses concourant aussi, à rendre les jugements plus justes et équitables. C’est même le sens de cette rencontre qui avait pour but, de renforcer les capacités des magistrats, des avocats en matière de blanchiment de capitaux et de financement du terrorisme. Il n’est pas inutile de relever que le blanchiment d’argent déséquilibre les systèmes monétaires, peut mettre en péril la solidité d’une banque, affecte la légalité des transactions financières et perturbe considérablement le taux de change en raison du transfert non anticiper des actifs hors des frontières.
Les conséquences de ces fléaux sont, entre autres, saper la stabilité des pays et partant, affaiblir l’ordre public, la gouvernance. D’où, la tenue de ce conclave à l’intention des responsables du corps judiciaire appelés à prononcer leursjugements sur des questions parfois assez délicates, sensiblesse rapportant au financement du terrorisme dont se rendenttrès siuvent coupables certains individus.

Selon le représentant du ministre d’Etat en charge de la Justice, Jean de Dieu Momo, ce séminaire de renforcement des capacités est à saluer dans la mesure où il permet aux magistrats, avocats de réviser certaines notions afin d’être plus aptes à rendre le verdict, à faire une bonne plaidoirie. « Tout comme l’enseignant qui cesse d’apprendre n’est plus digne d’enseigner. Il me semble qu’un magistrat ou un avocat qui cesse de se former n’est plus digne de juger ou de défendre un client, parce qu’il constitue un danger pour le système judiciaire. La formation continue constitue la clé de voûte de perfectionnement de nos magistrats », dixit le ministre délégué auprès du Ministre la justice, Jean de Dieu Momo.
Concrètement, le ministère de la justice, n’a de cesse d’initier des réformes dans le sens de donner à ses agents la clé de compréhension des circuits de l’argent, de connaître de façon affinée ce que c’est que le blanchiment d’argent et les sanctions auxquelles s’exposent lescontrevenants. Encore que cette lutte contre le blanchiment des capitaux s’inscrit en droite ligne des innovationsconstantes dans le règlement Cemac révisé, il y a quelques jours . Le directeur de l’Enam, Bertrand Pierre SoumbouAngoula, sur le choix porté sur l’institution de formation dont il a la charge, a dit merci au ministre d’Etat, garde des sceaux.« Grâce à ces formations, plusieurs magistrats dont plusieurs ici présents ont le privilège d’être outillés. Il faut comprendre notre engagement à œuvrer à une constante amélioration de la qualité de la formation dans l’initiation dans le souci de consolider notre crédibilité à l’échelle nationale, sous régionale et internationale », s’est réjouit le DG de l’Enam.

Fruit d’un partenariat solide, cette session de formation a donné l’opportunité au Dg de louer l’accompagnement constant de l’Italie qui entretient une relation des plus privilégiées avec l’Etat du Cameroun. Surtout qu’il s’agit de mobiliser les compétences, de promouvoir les synergies d’action en matière de coopération judiciaire afin de combattre avec détermination le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme. Le renforcement au développement des compétences professionnelle, d’acquisition de nouveaux savoirs dans un monde d’habituelle révolution. In fine, l’atelier aborde des sujets tels que : la collecte des fonds, le blanchiment d’argent, le trafic d’armes, etc.
Suzanne Maah