La convention-cadre signée le 7 octobre 2026 à Yaoundé entre CAMTEL et le ministère des Enseignements secondaires marque une nouvelle étape dans la digitalisation de l’enseignement secondaire. Elle prévoit l’interconnexion de 130 établissements dans l’Adamaoua, l’Extrême-Nord et le Nord, avec une contribution de CAMTEL pouvant atteindre 50 % du coût des travaux de raccordement.
Le numérique gagne du terrain dans le système éducatif camerounais. À travers cet accord, CAMTEL et le MINESEC entendent renforcer l’accès des établissements scolaires aux infrastructures et services numériques, mais aussi favoriser leur utilisation dans l’enseignement, l’apprentissage et la gestion scolaire.
130 établissements ciblés
Le projet répond à une sollicitation du MINESEC portant sur 130 établissements d’enseignement secondaire répartis dans l’Adamaoua, l’Extrême-Nord et le Nord.
CAMTEL apportera son expertise dans les infrastructures et les services de télécommunications, tandis que le MINESEC définira les besoins du secteur et accompagnera l’intégration des solutions numériques dans les établissements.
La réalisation des travaux sera organisée conjointement, en fonction des priorités retenues et des contraintes techniques propres à chaque site.
Une connectivité au service de l’enseignement
L’objectif ne se limite pas au raccordement. Une fois les établissements connectés, enseignants et élèves pourront davantage s’appuyer sur les ressources disponibles en ligne.
Pour les enseignants, cela peut faciliter la préparation des cours, la recherche documentaire et l’utilisation de supports numériques. Les élèves pourront, de leur côté, accéder à des contenus complémentaires et approfondir les enseignements reçus en classe.
La convention ouvre également des perspectives pour le développement de l’enseignement à distance, notamment dans les zones où l’accès à certaines ressources éducatives demeure plus limité.
Les responsables scolaires pourront eux aussi tirer parti des outils numériques pour améliorer la circulation de l’information et certaines fonctions de gestion.
CAMTEL prend en charge une partie des raccordements
Pour accompagner le déploiement, CAMTEL envisage de financer 50 % du coût des travaux de raccordement des établissements concernés.
Cette contribution constitue l’un des engagements majeurs de l’opérateur dans le cadre de cette coopération. Les modalités de réalisation seront arrêtées avec le MINESEC, en tenant compte des caractéristiques techniques de chaque établissement.
La maintenance et la continuité du service constitueront ensuite des conditions essentielles pour assurer la pérennité des solutions déployées.
Un projet à dimension territoriale
Le choix de l’Adamaoua, de l’Extrême-Nord et du Nord donne au partenariat une portée particulière. La connexion des établissements doit contribuer à rapprocher les élèves et les enseignants de ressources pédagogiques auxquelles l’éloignement géographique peut parfois limiter l’accès.
Le numérique peut ainsi contribuer à réduire les disparités territoriales en matière d’accès aux ressources éducatives, à condition que les infrastructures soient durablement opérationnelles et effectivement utilisées.

Au-delà du raccordement
La coopération pourrait évoluer vers d’autres services numériques. Selon les besoins identifiés, les deux partenaires pourraient notamment travailler sur l’hébergement de contenus, la protection des données et d’autres solutions destinées à soutenir les usages numériques dans les établissements.
L’expérience acquise avec les 130 établissements permettra également d’évaluer les dispositifs mis en place et d’envisager, le cas échéant, leur extension à d’autres établissements.
Le défi de la mise en œuvre
La signature de la convention constitue une première étape. Le véritable enjeu sera désormais de traduire les engagements pris en résultats visibles dans les établissements.
La qualité des connexions, la maintenance des équipements, l’accompagnement des utilisateurs et l’intégration effective du numérique dans les pratiques pédagogiques seront déterminants.
À travers ce partenariat, CAMTEL met son expertise technologique au service du système éducatif, tandis que le MINESEC porte l’objectif d’une école davantage connectée aux opportunités offertes par le numérique.
Pour les 130 établissements concernés, la prochaine étape sera donc concrète : passer de la signature à la connexion, puis de la connexion à des usages utiles pour les enseignants, les élèves et les communautés scolaires.

Suzanne Maah