Un atelier sur la promotion du tourisme durable et des entreprises de préservation au profit des communautés riveraines des sites du patrimoine mondial s’est tenu du 08 au 10 novembre 2023 dans la ville de Djoum, Région du Sud Cameroun. L’objectif était de renforcer les capacités des organisations et des communautés locales à développer, à gérer des initiatives communautaires de conservation et de tourisme durable qui contribuent au développement durable; sensibiliser sur l’importance du tourisme durable pour le développement et la conservation des communautés; promouvoir la collaboration et le réseautage entre les organisations locales, les communautés locales et les autres parties prenantes impliquées dans le tourisme durable et la conservation communautaire.
Une initiative du Bureau multisectorielle de l’UNESCO pour l’Afrique et le Ministère des Forêts et de la Faune.
Réactions
Mbane Marie, responsable de l’organe d’appui à l’Auto-Promotion et l’Insertion des Femmes, des Jeunes et des Abreuvés (APIFE) témoigne : << je travaille pour la relation et la promotion des couches vulnérables et la gestion durable des ressources naturelles. Donc depuis plus de 25 ans, et promotrice de tout un programme de promotion du tourisme durable, resiliance et développement durable dans les communes forestières du Cameroun. Alors, si je dois donner ici l’impression de la communauté. Je pense que nous trouvons en fin ce que nous recherchons depuis des décennies parce que parler de conservation ou bien de gestion durable des ressources naturelles sans que les communautés ne soient au centre de l’action pour nous ne garantissait pas vraiment les résultats de gestion ou de développement durable. Donc nous voulons déjà féliciter l’initiative de l’unesco d’avoir organisé pour la première fois un atelier qui porte sur le tourisme durable et la conservation communautaire. Il s’agit ici de consigner la conciliation entre la conservation, le développement durable avec la participation active de la communauté locale et autochtone. Et cet atelier nous permet de comprendre que ce plaidoyer, cette action, cette bataille que nous avons menés depuis le début, a portée ses fruits aujourd’hui. Ce que nous voulons dire aux noms des communautés c’est qu’on a souvent vu le tourisme comme de très grandes choses qui se développent. Nous avons un potentiel très riche, nous avons beaucoup de produits, nous avons un savoir-faire culturel. Donc tout ça est resté dans les terroirs. Nous souhaitons qu’à partir de cet atelier nous puissons rendre cette richesse incommensurable que nous avons au sein de nous, dans les deux sites du patrimoine. Que cette initiative permette de voir que dans nos communes forestières, dans les deux patrimoines il y’a un riche potentiel touristique et culturel, il y a des produits et qu’on puisse les rendre visibles attractif pour améliorer la qualité de l’offre technique et maximiser les retombés pour que les populations voient en fin la nécessité, l’intérêt pour elle de s’impliquer à la conservation et à la gestion durable de ces ressources qui deviennent aujourd’hui une véritable source de revenus durable>>.
Pour Neba Kingsley, Responsable de la gestion participative et éco-développement au parc national de Lobéké, l’atelier organisé par L’UNESCO entre en droite ligne avec les activités menées au parc.<< Travailler en collaboration avec les communautés est une approche principal que nous employons autour du parc. Et je pense qu’après cette rencontre, nous irons plus loin>>.
Selon Rachelle Meunier, Spécialiste principal des projets au département régional pour l’Afrique au sein de l’Organisation Mondiale du Tourisme, tout ce qui est fait dans le cadre de cet atelier doit être mené par les communautés et pour les communautés. Il faut que les communautés soient acteurs et bénéficiaires de ces actions. << J’ai été ravi des échanges et du taux de participation. L’objectif était de mettre en synergie les acteurs qui s’inspirent les uns les autres et qu’ensemble ils trouvent des solutions au niveau des deux sites du patrimoine mondial de l’humanité pour à la fois, générer des moyens de subsistance durable pour les communautés, et contribuer à la conservation environnementale>> a-t-elle conclue.

Notons qu’au terme de cette rencontre, il a été recommandé aux participants d’élaborer des notes conceptuelles en vue d’un éventuel financement par l’UNESCO. Ces notes conceptuelles présenteront des idées de projets novateurs qui s’alignent sur les principes de la conservation communautaire et du tourisme durable. Une initiative qui vise à soutenir la croissance et le développement des PME dans ces secteurs.
Suzanne Maah