C’est dans une déclaration rendue publique le 30 décembre 2025 que le Président de la Fédération des Organisations Syndicales Autonomes des Transports (FOSAT), Lambert ONGUENE monte au créneau. Il interpelle les pouvoirs publics à agir le plutôt possible pour le bien être des conducteurs sur les axes routiers.
La FOSAT dénonce la multiplicité des postes de contrôle et les comportements abusifs des policiers qui sèment des troubles sur certains sur certains axes, sous prétexte de contrôle routier instruit par le Délégué Général à la Sûreté Nationale.

<< Nous, membres de la Fédération des Organisations Syndicales Autonomes des Transports (FOSAT), avons l’honneur de porter à votre connaissance la situation préoccupante qui prévaut sur nos corridors routiers, notamment à Abong-Mbang, où les usagers de la route sont victimes de tracasseries et de comportements abusifs de la part des policiers dans les postes de contrôle.
La multiplicité des postes de contrôle des unités territoriales sur nos corridors crée un climat d’insécurité et de méfiance parmi les usagers de la route. Les policiers, dans certains cas, exigent des documents et des sommes d’argent sans justification, ce qui est contraire aux principes de la police républicaine.
Nous vous prions de bien vouloir prendre les mesures nécessaires pour mettre fin à ces pratiques et pour assurer une meilleure sécurité et une plus grande transparence dans les postes de contrôle.
Nous sommes convaincus que votre intervention permettra de rétablir la confiance entre les forces de l’ordre et les usagers de la route.
Veuillez agréer, Monsieur le Délégué Général, l’expression de notre haute considération.
Cordialement.>>

Il y a eu mort d’homme Monsieur le DGSN…
Le cas récent est celui du mardi 30 décembre 2025 d’un mort, un blessé et un véhicule incendié sur le tronçon Ngabana-Djalingo dans l’arrondissement de Ngaoundéré 2ème. Il s’agit du jeune Sanda Oumarou qui a été frappé à l’aide d’un bâton par un policier alors qu’il était sur sa moto avec ses deux enfants, est passé de vie à trépas et l’un des deux enfants est entre la vie et la mort à l’hôpital de Ngaoundéré. Âgée de 40 ans seulement, Sanda Oumarou laisse deux femmes et cinq enfants. La famille invite les autorités à faire la lumière sur cette affaire pour que justice soit faite. Suite à cet incident et compte tenu des soulèvements que cela a engendré, le procureur de la République auprès de la ville de Ngaoundéré s’est rendu vers la famille du défunt pour présenter les condoléances, et demande à ce qu’une enquête soit ouverte pour établir les faits.

Un proche du défunt explique: << Sanda est sorti ce matin bien portant pour faire les courses en ville avec ses deux enfants. Que justice soit faite. Nous ne voulons pas des enquêtes qu’on ouvre souvent et qu’on ne referme jamais>>. Cet incident a évoqué des soulèvements dans cette localité, nut été l’intervention des forces de Défense et de Sécurité, le pire serait arrivé. D’où l’interpellation de la DGSN par la FOSAT pour des mesures d’urgences.
By Tjang Frida