Une évaluation rigoureuse de 2025 a été faite au cours du comité Interministériel de suivi tenu ce 17 février 2026. La séance de travail présidée par le Secrétaire d’Etat auprès du Ministre des Travaux Publics chargé des Routes, Armand Ndjodom, a permis de faire le point sur la situation de la contractualisation, celle de la performance physique des projets, et l’exécution financière et comptable des projets.
Dans le bilan présenté par la Direction des contrats du Ministère des Travaux Publics, pour le compte de l’exercice budgétaire 2025, les contractualisations au cours de l’année 2025, des projets de Dossiers d’Appel d’Offres et Gré à Gré renseignent qu’un total de 165 projets ont été programmés soit 123 marchés par appel d’offres et 42 marchés programmés en Gré à Gré. Sur ces marchés, seuls 142 Appels d’offres et Gré à Gré confondus ont fait l’objet des attributions.

Les taux de lancement pour les marchés passés par Appels d’offres et en Gré à Gré sont de 85,54% et 100%. Dans le bilan, de l’exécution du budget de 2025, l’on relève qu’au terme de l’ordonnance n°2025/001 du 11 juillet 2025 modifiant et complétant certaines dispositions de la loi n°2024/013 du 23 décembre 2024 portant loi de finances de la République du Cameroun pour l’exercice 2025. Le Budget d’Investissement Public du MINTP est passé d’une enveloppe initiale de 638,576 milliards de Crédits de paiement (CP) à 611,488 milliards, soit une baisse de 27,088 milliards (- 4,42 %). Au 31 décembre 2025, s’agissant des ressources internes du BIP à gestion centrale, l’on note: une consommation quasi totale des crédits budgétaires disponibles (99,7%) en termes d’engagement; l’existence des décomptes non engagés du fait de l’épuisement des crédits disponibles (84 milliards ; 36% de l’enveloppe disponible) confirmant ainsi la sous couverture budgétaire en ressources propres de l’Etat.
Pour ce qui est de la performance physique des projets, la présentation de la Division de la Plannification de la Programmation et des normes s’est apesantie sur les certaines contraintes à fort impact sur la performance des projets. On peut citer: le retard le retard dans la procédure de contractualisation des projets ; la qualité de la contractualisation avec la sélection des entreprises peu performantes, ayant une mauvaise organisation ainsi qu’une faible capacité de mobilisation financière, matérielle et en personnels ; l’insécurité en zone d’exécution des projets couplée aux phénomènes des villes mortes ;le retard dans l’obtention de la non objection des bailleurs ; le retard dans le bouclage des conventions de financement ; le retard dans la libération des emprises et le déplacement des réseaux des concessionnaires ; la difficulté pour les entreprises à mobiliser les cautions à la CDEC ; la volatilité de l’environnement international avec son impact négatif sur la chaines d’approvisionnement et la flambée des coûts des matériaux de construction ; le retard dans la finalisation et de la validation des documents gouvernance technique et administrative des projets (Avenants).
MINTP