L’ambiance et la convivialité étaient au rendez-vous à la Commission des Droits de l’Homme du Cameroun (CDHC) le 1er mai dernier après une grande parade au boulevard du 20 mai.
Distingué à travers sa tenue, l’ensemble du personnel s’est mobilisé à l’esplanade arrière du bâtiment abritant la commission pour un moment de partage et de reconnaissance avec la haute hiérarchie, sous la coordination d’Abouem Esseba Jean Pierre, représentant du président de la CDHC. Une journée mouvementée par la cadence festive à l’effet de passer un moment convivial avec des agapes fraternelles.

A l’entame de la cérémonie, le délégué du personnel, Monsieur Etoundi Noah Mekongo qui a dressé un tableau positif du climat professionnel au sein de l’institution, tout en saluant l’ambiance marquée par la paix, la solidarité et la cordialité, gage de performance et de cohésion.
Prenant la parole à son tour, Monsieur Abouem Esseba Jean Pierre, représentant du président de la CDHC a placé la Journée internationale du travail dans une perspective de défense des droits fondamentaux des travailleurs. «Aujourd’hui, nous célébrons une journée hautement symbolique, consacrée à la dignité, à l’effort et à l’aspiration des travailleurs », a-t-il déclaré. Il s’est également appesanti sur l’importance de cette journée pour rappeler les principes universels du droit à un travail décent à une protection sociale effective et au dialogue social.
Le représentant au président de la CDHC a également mis en lumière les multiples défis qui entravent encore la réalisation de ces idéaux au Cameroun. Parmi eux, la précarité de l’emploi, la prédominance du secteur informel, les lacunes dans l’application des normes du travail et les difficultés d’accès à la sécurité sociale. Il a également évoqué les conséquences directes de l’insécurité sur les conditions de travail dans les régions de l’Extrême-Nord, du Nord-Ouest et du Sud-Ouest.
Selon le porte-parole du président, le thème retenu cette année « Dialogue social et travail décent : pour un Cameroun serein »n’est pas anodin, car il traduit une volonté collective de construire une société plus juste, fondée sur l’équité et la concertation. «Le dialogue social constitue une pierre angulaire dans l’édification d’un environnement de travail respectueux des droits humains », a-t-il ajouté. Compte tenu des difficultés rencontrées au sein de notre société, le message de la CDHC se veut résolument tourné vers l’espoir et l’action. L’institution entend intensifier son engagement pour la promotion de conditions de travail dignes et la consolidation d’un dialogue social inclusif.
Suzanne Maah