Le lancement de cet ambitieux programme a pris effet, avec la signature de l’accord tripartite FBPC-GSDUI-EHTF intervenue vendredi 27 mars 2026, à Yaoundé, en présence du Minader, Gabriel Mbairobe.

Investir dans la banane-plantain est une bonne chose, au regard des débouchés qu’offre cette filière. La banane-plantain est consommée dans le monde entier et a plusieurs dérivés adulés par plusieurs consommateurs qui se recrutent dans le monde entier. Même en Afrique, la demande en banane-plantain va crescendo. Au Nigéria, la demande dans ce produit de consommation est énorme. Pour ce fait, le Cameroun qui a des terres arables, gagnerait à investir dans cette filière pour densifier la production afin de conquérir ce marché.
Fort de cela, la production de la banane-plantain doit se faire de façon industrielle afin de combler cette demande continentale. Surtout pour réaliser les objectifs de la SND30 qui vise la production de 10 millions de tonnes de banane plantain par an. D’où la pertinence de cet accord tripartite, filière banane plantain du Cameroun (FBPC), Green Spring Digital University (GSDUI) et Empowerher Tech Foundation (EHTF) qui entend réaliser l’objectif de production de 10 millions de tonnes de banane plantain par an.

La cérémonie qui marquait le point de départ de ce programme est la phase pilote qui déploie 27 premiers étudiants, avec un chiffre d’affaires minimal de 45 millions de FCFA projeté en seulement 10 mois.
Les 27 étudiants qui ont eu droit à la suite de la signature de cette convention aux 27 kits d’amorçage, vont prendre le départ pour l’incubateur de Kribi. Une immersion d’une semaine dans le plus grand centre d’incubation d’Afrique Centrale pour maîtriser l’itinéraire technique industriel. « «Il est question de briser les frontières entre les connaissances académiques et les implications dans l’activité pratique. En engageant les jeunes directement dans la chaîne de valeurs de la banane plantain, grâce à l’entregent de Tony Obam, que je pense nous connaissons presque tous, un homme médiatisé reconnu, qui discute avec les autres hommes de média et les membres du gouvernement. C’est un homme de talent, qui a beaucoup de capacités », a signifié le Vice-Chancellor, Pr Boyomo Assala.
Le programme qui est mis en route à la faveur de cet accord tripartite est une volonté des camerounais de concrétiser la volonté du Président de la République de réduire le chômage en milieu jeune et surtout va transformer les étudiants ciblés pour devenir des créateurs de richesse. Après ce moment, d’imprégnation sur le terrain, ces étudiants devenus entrepreneurs pourront densifier la production de la banane plantain en vue de servir à la compétitivité de l’économie camerounaise. «Mais permettez-moi de vous dire avec conviction, aujourd’hui n’est pas une simple cérémonie. C’est le début d’une transformation. C’est la naissance d’opportunités, c’est la mise en terre des grains d’innovation, de résilience et de prospérité. Mes chers jeunes étudiants, vous êtes sur le point d’entamer un parcours qui peut transformer votre destin, si vous le souhaitez. Un parcours qui vous donnera des compétences, de la vision et du pouvoir. Comme l’a dit le président de la République, Son Excellence Paul Biya, la jeunesse doit être audacieuse, courageuse et prendre son destin en main », Laetitia Bomba, promotrice l’Empowerher Tech Foundation.
Globalement, ce programme qui engage sa course à travers cette phase pilote d’ici 2030, va incuber 10 000 étudiants qui deviendront à coup sûr, 10 000 entreprises des entrepreneurs. Il s’agit d’une opportunité à saisir par les étudiants qui rendront la filière banane-plantain davantage structurée et productrice des devises pour l’Etat. «Aujourd’hui, je vous lance un appel : osez innover dans l’agriculture. Le chef de l’État ne cesse de nous dire que l’agriculture est un secteur clé. Soyez audacieux dans vos initiatives. Ayez le courage de créer et de faire de la recherche à partir de la terre africaine. Car retenez ceci, l’agriculture n’est plus un simple métier, c’est un business, c’est une technologie et c’est un levier de puissance économique », a conseillé Laetitia Bomba.
Réaction

Mernsuh Laetitia épouse Bomba, Promotrice de l’Empowerher Tech Foundation
<< On est en train de former des jeunes créateurs de richesse »
La fondation est le principal acteur dans cette formation, parce que c’est elle qui envoie 27 jeunes à Kribi pour l’incubation. Je pense qu’en s’appuyant sur la vision du chef de l’Etat, les jeunes pourront acquérir des connaissances qui leur permettront de créer les entreprises, dans l’agriculture. On est en train de former les jeunes qui peuvent prendre soin d’eux même demain. Il n’est pas question de former les jeunes qui vont dépendre de leurs parents. La fondation joue un grand rôle, on ne peut pas travailler seule, on a besoin des acteurs comme maman Chantal Biya qui va nous aider pour le reste de 9973 étudiants qu’on ambitionne formés >>.
Suzanne Maah