Le financement du Corridor Douala-Bangui, la sécurisation des travaux sur l’axe Mora-Dabanga-Kousseri et la réforme de l’entretien routier ont été au cœur des échanges entre le MINTP et la Banque mondiale.
Le portefeuille des projets routiers cofinancés par la Banque mondiale au Cameroun était au centre d’une audience accordée, ce mercredi 30 septembre 2026, par le Ministre des Travaux Publics, Emmanuel Nganou Djoumessi, à Madame Anne-Cécile Souhaid, responsable du Pôle mondial d’expertise en transport pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre.
Trois dossiers stratégiques étaient à l’ordre du jour : l’aménagement du Corridor Douala-Bangui, la reconstruction de la route Mora-Dabanga-Kousseri et la stratégie d’entretien du réseau routier national.
Concernant le Corridor Douala-Bangui, la représentante de la Banque mondiale a indiqué que le Conseil d’administration de l’institution avait validé le financement du projet. La mise en œuvre de cette décision reste notamment conditionnée par la signature du décret d’habilitation. Le MINTP a salué l’appui de la Banque mondiale au développement des infrastructures du Cameroun et réaffirmé sa disponibilité à poursuivre le processus engagé.
Sur l’axe Mora-Dabanga-Kousseri, la question sécuritaire demeure un enjeu majeur pour l’avancement des travaux. Anne-Cécile Souhaid a fait part de ses préoccupations face à la situation qui prévaut dans cette partie de la région de l’Extrême-Nord. En réponse, le MINTP a mis en avant le dispositif sécuritaire déployé en appui au chantier, en collaboration avec le Ministère de la Défense. Selon le ministère, ce dispositif permet aux entreprises de maintenir leur mobilisation et de poursuivre progressivement l’exécution des travaux.
Le troisième volet des discussions a concerné l’entretien routier, avec notamment la mise en place du Fonds Routier de deuxième génération. Le Ministre des Travaux Publics a souligné les efforts engagés pour faire évoluer cet outil, qui devra disposer des ressources humaines et matérielles nécessaires à une gestion plus durable de l’entretien et du développement du réseau routier.
Cette rencontre traduit ainsi la volonté des deux partenaires de poursuivre le suivi du portefeuille routier financé avec l’appui de la Banque mondiale, tout en accordant une attention particulière aux conditions de financement, à la sécurisation des chantiers et à la pérennisation des infrastructures.
Suzanne Maah