Entré par effraction dans la presse, l’influenceur réputé réfractaire au régime de Yaoundé pollue la toile avec des publications mensongères portant très souvent une atteinte grave à l’honneur et à la dignité de certaines personnalités de la République.

A travers un récent brûlot, fruit de son imagination fertile, le maître des fakes news essaie maladroitement de ternir l’image du Ministre camerounais de la Communication, à travers son fils qu’il dit impliqué dans un accident mortel. Après recoupement, il s’agit d’une histoire sans tête ni queue qui pue la diffamation.
Au Cameroun, la presse est prise en otage par des « tontons flingueurs », espèces d’arsouilles et des vermines sans foi ni loi, qui tirent le noble métier vers le bas, tellement qu’ils multiplient les dysfonctionnements et les dérives. Parmi les plus récurrents, on cite volontiers une certaine propension à la diffamation et à l’injure. On accuse souvent certains hommes des médias de nombreuses atteintes à l’honneur et à la dignité des personnalités investies de l’autorité de l’Etat. On leur fait parfois le procès de la montée en puissance des discours de haine, de l’incitation à la violence, voire même des comportements irrédentistes.

Dans le même registre, on peut aussi déplorer la transformation de certains plateaux de débats dans les chaînes de radios et de télévisions, en de véritables pugilats verbaux qui, parfois, virent à la violence et aux attaques personnelles.
 Un récit imaginaire
A l’évidence, ces carences portent préjudice aux droits de la personne humaine, ainsi qu’à l’image de la société camerounaise, que certains médias renvoient au grand public à l’intérieur comme à l’extérieur. Les réseaux sociaux constituent le canal de prédilection par lequel ces dérives se trouvent délibérément amplifiées par des acteurs de tous bords, souvent animés par le désir de faire sensation et de proférer de manière délibérée, des contre-vérités tant manifestes que choquantes. La toile est aujourd’hui infestée par des influenceurs et autres lanceurs d’alertes, qui passent pour être des journalistes.

N’zui manto yi sep sep en fait partie.

L’homme a coutume de publier toutes les informations qui lui tombent sous la main sans jamais se donner la peine de procéder à la vérification nécessaire conformément à la déontologie en journalisme.
Un récent post portant la signature du lanceur d’alerte à la notoriété établie de fieffé mytho met en exergue les dérives décriées sur la toile. Dans cette publication, l’auteur relate avec force détails, un récit imaginaire, tout cousu de fil blanc, relatif à un accident mortel impliquant le fils du ministre René Sadi. N’zui manto écrit : « Il y a de cela quelques jours, le fils du ministre de la Communication, René Sadi, se trouvait au volant d’un Hummer roulant à vive allure à Yaoundé au lieu-dit descente Collège Fleming lorsque son véhicule a perdu le frein, percutant deux véhicules ! Bilan: 3 morts ! Les familles de trois victimes se sont rendues au domicile du ministre réclamer justice et ont été chassées ! Quelques habitants du quartier ont également contacté la mairie afin que des dos d’ânes soient posés sur les lieux de l’accident. Dans sa réponse, la mairie leur a demandé de réunir 100 signatures pour la validation de leur demande ».
 Imposture
En réaction, François, le fils du ministre cité, dénonce des allégations totalement fausses et sans fondement. Et conseille le lanceur d’alerte de faire à l’avenir de « meilleures investigations avant de traîner le nom de certaines personnes dans la boue en les exposant à des jugements lapidaires inutiles ». Après recoupement, le drame décrit par N’zui manto est un tissu de mensonges portant gravement atteinte à l’honneur et à la dignité du ministre René Sadi et de sa famille.

Si avec l’affaire Bopda, le lanceur d’alerte a permis de mettre au-devant de la scène une scabreuse histoire de mœurs, celui-ci doit se résoudre à l’évidence qu’il est dans une activité d’information qui s’appelle journalisme et non dans la prestidigitation incantatoire.

Ce métier a ses règles, ses codes et ses normes, un ensemble d’éléments basiques que N’zui manto semble ignorer à première vue. Pour cela, il est un minable imposteur qui doit croupir en prison, l’antichambre de l’enfer qui lui est destiné.
 
By A. T. B

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