James MOUANGUE KOBILA, Président de la Commission des Droits de l’Homme du Cameroun (CDHC) qui abat un travail d’hercule de par ses prouesses et ses actions au sein de cette institution, n’a pas laissé pour compte les personnes atteintes du VIH/SIDA en ce jour de célébration.

Comme chaque année, la journée du 1er décembre est dédiée à cette initiative de la Première Dame du Cameroun, Chantal BIYA. Le thème retenu pour cette édition est: « Suivons le chemin des droits ». Un thème qui vise à sensibiliser les citoyens sur les causes et les conséquences de ce fléau, ainsi que les méthodes de prévention. La CDHC pour sa part, a fait une déclaration dans l’optique de permettre aux personnes atteintes de comprendre qu’elles ont également des Droits.
Dans sa déclaration, Pr James MOUANGUE KOBILA a tout d’abord salué les efforts du Gouvernement ainsi que ses partenaires qui travaillent d’arrache-pied pour prévenir la contamination au VIH et apporter leur soutien indéniable aux personnes atteintes du VIH/SIDA. La situation sécuritaire qui prévaut dans les zones en proie au terrorisme dans les régions de l’Extreme-Nord, du Nord-ouest et du Sud-Ouest préoccupe profondément la CDHC, où les personnels de santé sont tués, blessés ou intimidés, et les établissements publics et privés de santé sont détruits et/ou endommagés, rendant difficile l’accès des personnes vivant avec le VIH/SIDA aux soins de santé.
La CDHC déplore le fait qu’en raison de l’insécurité dans les régions en proies aux impitoyables attaques terroristes de Boko Haram, ou à la barbarie des terroristes sécessionnistes, certains membres du personnel de santé abandonnent les malades, y compris les personnes vivant avec le VIH/SIDA sans soins de santé appropriés.
Sur deux cent vingt recommandations acceptées par l’Etat à l’occasion de l’adoption du rapport de passage du Cameroun au 4è sicle de l’examen périodique universel (EPU) le 26 mars 2024, vingt-cinq ont trait au droit à la santé en général dont neuf, concernant spécifiquement le VIH/SIDA, ont été ventilées par la CDHC aux acteurs pertinents chacun en ce qui le concerne. Les propos du Secrétaire Général des Nations Unies, António GUTERRES, suivant lesquels « le SIDA peut-être vaincu si les Droits de chacun et de chacune partout dans le monde sont protégés ». Une idée à laquelle adhère la CDHC dirigée par le Pr James MOUANGUE KOBILA.
Une fois de plus, la Commission réitère ses recommandations formulées à l’occasion de la précédente édition de la célébration de la journée mondiale de lutte contre le SIDA, notamment celle adressée au Ministre des Affaires Sociales (MINAS) de faire le plaidoyer auprès des autres membres du Gouvernement pertinents, en vue du financement des projets spécifiques de lutte contre l’exploitsexuelle des déplacés internes, l’une des causes majeures de contamination au VIH dans les zones d’accueil de ces personnes vulnérables.
Pour finir, la commission invite une fois de plus toute personne victime ou témoin de violation des Droits de l’homme en général, et des Droits des personnes vivant avec le VIH/SIDA en particulier. Pour toute information utile, la CDHC est joignable au numéro vert, le 1523. La Commission précise que les appels sont gratuits.
Il est nécessaire de rappeler que la déclaration de la CDHC fait suite au lancement de la campagne de Vacances Sans SIDA tenue le 31 novembre dernier à Yaoundé par le Ministre de la Santé Publique, Dr MANAOUDA Malachie.
Tjang Frida