Éditorial du Capitaine de Vaisseau Cyrille Atonfack Guemo, DIVCOM-MINDEF signé le 20 décembre 2025.
Un regard sur nos axes routiers nous fait constater un net accroissement de la circulation, notamment le va-et-vient des voitures de transport en commun. Pas de doute, la grande migration de fin d’année bat son plein. Ambiance identique dans les marchés, autrement plus achalandés, autrement plus fréquentés que d’ordinaire. Partout l’on se croise, se côtoie, se bouscule, le tout dans une belle insouciance. L’on pense plus aux jours à venir, qu’à l’instant présent. Bref, l’on a déjà le cœur à la fête.

Et à ce propos justement, difficile de déceler à quelle communauté, quels individus s’adressent les moments festifs en préparation. Tous en effet, en dépit des phénotypes, accoutrements ou signes distinctifs particuliers, ne parlent que des fêtes, de toutes les fêtes. Ces moments de réjouissances, de communion et de partage, qui ne s’encombrent point des prévenances confessionnelles. Autant l’on se sera souhaités « Barka da Salah » ou « Ramadan Karim » à la Tabaski et à la fin du Jeûne de repentir, autant l’on va se souhaiter « Joyeux Noël » à la Nativité, moment sublime de l’espérance créatrice qui marque le début du salut de l’humanité.
Car par un acte de Divine miséricorde, le pardon du péché est accordé à tous, sans exception, sans condition. À notre échelle humaine, ce céleste modèle peut être reproduit. En décidant par exemple, de pardonner à son prochain, en se gardant de tout acte ou propos ostracisant, en s’abstenant de perturber l’ordre public. S’investir ainsi dans la recherche et la préservation de la paix en cette période de ferveur spirituelle, l’on transcende malentendus, dissensions et oppositions.
En se consacrant à des actions de solidarité, comme le font si bien les personnels de nos Forces de Défense et de Sécurité, qui donnent gratuitement et généreusement aux personnes nécessiteuses, l’on apaise la souffrance, et l’on fait renaître l’envie de vivre. Ainsi se consolide le sentiment de l’appartenance à une même Nation, un même Peuple, une même famille.
En cette Noël 2025, ayons une pensée fraternelle, ayons un geste d’amour, chantons et prions pour le ressaisissement de nos frères et sœurs, trompés et fourvoyés par les entrepreneurs de la violence et du chaos, obligés qu’ils se trouvent de porter des armes contre leur mère patrie pourtant secrètement chérie.
De par sa symbolique rédemptrice, la messianique Nativité est l’occasion idoine d’ouvrir les cœurs au pardon, à la réconciliation, pour que se taisent les armes de la haine, et s’expriment les sons et couleurs de l’amour. En cette Noël de l’an 2025, la lumineuse certitude d’un nouveau départ nous tend ses bras. Sachons la saisir. À toutes et à tous, Joyeux Noël !