Éditorial du 03 octobre 2026 signé par le Capitaine de Vaisseau Atonfack Guemo Cyrille, DIVCOM-MINDEF.
Le Cameroun. Voici un pays qui, depuis plus de deux décennies, livre une bataille sans merci à divers types d’agressions, sur pratiquement les 360 degrés de son espace terrestre, maritime et aérien. À l’aube des années 2000 déjà, le phénomène des coupeurs de route faisait son apparition, suivi quelque temps après de l’irruption de la piraterie maritime. Deux sources d’insécurité auxquelles venaient s’ajouter les rapines des groupes séditieux en activité dans les pays voisins. À ce jour, ces facteurs de grande inquiétude sont réduits à leur plus simple expression.
Le 17 mai 2014, exaspéré par les incursions prédatrices de Boko Haram sur son territoire, le Cameroun déclare solennellement la guerre à la secte terroriste. Au détour de batailles épiques et à force de détermination, la vague mortifère a été rendue résiduelle sur nos terres. Trois ans après l’irruption des illuminés du califat obscurantiste, l’on notera l’entrée en scène des enragés de l’imposture séparatiste dans les régions administratives du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. Ici aussi, la situation est sous le contrôle des pouvoirs publics, et selon toute vraisemblance, nos succès ne sont pas du goût de tout le monde.
Surtout qu’en même temps qu’elles combattent l’ennemi, nos Forces de Défense et de Sécurité subviennent, du mieux qu’elles le peuvent, aux besoins existentiels de nos compatriotes affectés par l’insécurité engendrée par les extrémismes djihadistes et séparatistes. De Bakassi à Makari, d’Akwaya à Gari-Gombo, les actions civilo-militaires se déclinent par centaines chaque année. Des denrées alimentaires sont distribuées, des campagnes sanitaires organisées jusque dans les localités les plus enclavées, et même nos militaires assurent l’effectivité du système éducatif dans les écoles situées en zone d’insécurité.
Pour ceux qui imputent des actes inhumains à nos soldats, y a-t-il meilleure œuvre de charité ? Y a-t-il meilleure démonstration de respect des droits de l’Homme que de donner sa vie pour ses compatriotes ? Protéger, défendre, nourrir et soigner les populations, participer à l’éducation de la jeunesse, construire des infrastructures publiques n’est-ce pas là une manière de préserver et de promouvoir les droits de l’Homme ? Nos militaires, nos gendarmes, nos policiers s’y attellent au quotidien, avec un dévouement sacrificiel et une efficacité qui leur valent l’admiration, l’estime, l’amour et le soutien de nos populations.
Les attaques venues de l’extérieur seraient un moindre mal et facilement contrecarrées, s’il ne se trouvait, hélas, trois fois hélas, des Camerounais prêts à cautionner la cabale meurtrière orchestrée à l’encontre de notre pays, leur pays. Quel déshonneur ! C’est le moins qu’on puisse dire. La question qui se pose alors avec acuité et persistance est de savoir sur quel autel et pour quels intérêts des camerounais sont prêts à vouer aux gémonies leur Patrie.
Tous ceux de nos compatriotes qui auront, quelle qu’en soit la raison, vendu leur âme au diable, devraient cependant garder constamment à l’esprit que le refus d’exprimer son patriotisme est une grave atteinte aux droits de l’Homme. Quoi qu’il en soit, au gré des difficultés rencontrées et des obstacles surmontés, le Cameroun se renforce davantage. Le peuple camerounais, plus solidaire que jamais, croit et tient à l’unicité de sa destinée. Ne dit-on pas qu’à cœur vaillant rien d’impossible ? Nous disons qu’impossible n’est pas Camerounais !!!
Suzanne Maah