Dans le cadre de leur mission régalienne notamment celle de protéger et de promouvoir les droits de l’enfant, les Dames de l’UNICEF sous la coordination de la présidente du personnel de l’UNICEF au Cameroun (COSA), Laure Atangana ont tenu une rencontre interactive le 09 Mars 2026 à Yaoundé avec pour principal objectif, d’échanger sur les questions liées aux Droits des femmes. La séance était placée sous la supervision générale de Nadine Perrault, Représentante de l’UNICEF au Cameroun.

Une opportunité pour le staff des Nations Unies de s’exprimer sur la thématique de la JIF 2026: Droits. Justice. Action. Pour toutes les femmes et les filles, de partager leurs idées et expériences pour  mieux comprendre la problématique liée aux Droits des femmes et armer ces femmes des outils nécessaires. Les échanges étaient axés sur deux thématiques majeures: l’éducation et l’autonomisation.

D’entrée de jeu, la présidente a rappelé que le 08 mars n’est pas juste une date pour célébrer, mais un moment idéal de réflexion sur les droits des femmes et les moyens de les promouvoir. Depuis quelques années, l’actualité Camerounaise est marquée par des faits divers négatifs concernant les femmes, et que l’État ne semble pas prendre suffisamment de mesures pour y remédier. L’on note plus de 200 cas de féminicides au bout de trois ans. Raison pour laquelle l’UNICEF a organisé ce panel pour discuter de ces questions et trouver des moyens pour agir au niveau local.

En effet, l’éducation et l’autonomisation des femmes, commencent dès l’école. Il était nécessaire pour ces femmes de discuter de ces questions afin de trouver des moyens pour promouvoir les droits des femmes et lutter contre les violences qu’elles subissent au quotidien.

Lutte contre les féminicides, l’UNICEF en action

Nadine Perrault, Représentante UNICEF-Cameroun indique que le Cameroun reste la seule région en Afrique qui a une Charte sur les Droits et le bien-être de l’enfant. << je voulais premièrement dire que la mission de l’UNICEF, c’est la protection et la promotion des droits de l’enfant. Tel que ces droits sont définis dans les instruments internationaux comme dans les instruments nationaux. Vous savez qu’il y a quand même une charte aussi. C’est la seule région d’Afrique d’ailleurs, qui a une charte sur les droits et le bien-être de l’enfant et qui prévoit vraiment le droit de l’enfant à l’éducation. Donc, la mission de l’UNICEF c’est justement appuyer les gouvernements dans les pays où nous sommes, pour mettre en œuvre ces droits notamment le droit à l’éducation. Et quelque chose de très intéressant dans ces instruments internationaux c’est que, le droit de l’éducation ce n’est pas le droit à l’école. On voit l’éducation dans le sens beaucoup plus large. Donc cette éducation qui comprend aussi bien l’éducation intellectuelle. Et ça demande que l’on travaille avec les professeurs pour changer la manière de travailler, pour s’assurer que l’éducation est de qualité mais que, pour les rapports aussi entre enfants, étudiants et professeurs soient des relations, qui soient aussi dans le cadre du respect du respect des droits. Pour moi aussi qui suis femme, je pense que c’est aussi important que l’on ait ce genre de débat et je m’assure que mes collègues, mes collaborateurs aussi soient intéressés. Vous avez vu que nous avons laissé à chacun le droit de s’exprimer comme il veut. Il y a peut-être eu des interventions qui n’étaient pas vraiment dans le sens de ce que nous on aurait aimé entendre, mais c’est important aussi que l’on puisse écouter ces points de vue. Et c’est celà qui nous montre qu’à l’intérieur, nous avons aussi un travail à faire. Et donc je félicite vraiment le COSA,  l’association du personnel de l’UNICEF du Cameroun qui a eu l’initiative de faire ce genre de débat >>.

Laure Atangana, Présidente de la COSA souligne l’importance de cette rencontre et explique pourquoi l’on parle des droits des femmes. << Comme vous l’avez suivi le 08 mars n’est pas seulement une date comme ça. C’est pas une date pour manger et pour boire seulement. Oui on mange et on boit d’ailleurs tous les jours. Mais c’est surtout une date qui est symbolique pour les femmes et qui est surtout symbolique pour les droits des femmes. Et je crois que c’est vraiment ça qui était au cœur de nos échanges. Et on a voulu aussi mettre le pied sur l’étrier en parlant de la thématique de cette année. Et comme vous le savez, au Cameroun, l’actualité n’est faite que de faits divers, négatifs sur les femmes avec des cas féminicides. Et on ne voit pas trop bien ce que l’Etat fait. Et on reste un peu sur notre fin. Donc on s’est dit, qu’est-ce qu’on peut faire au niveau du bureau de l’UNICEF au Cameroun? Comme vous savez c’est un milieu interculturel. Si on parlait des violences, d’où viennent ces violences? Et qu’est-ce qu’on peut y faire? Après,vous avez vu le second panel était plus sur l’école. Alors c’est par là que tout commence sur l’éducation. Si une femme est éduquée, c’est une nation qui est garantie. C’est pour l’avenir. Donc pour  sur l’autonomisation des femmes, vous avez vu tous les contours, comment c’est inter lié. Donc je pense qu’il fallait vraiment qu’on ait cet échange, et aussi en tant que femme. Ce n’est pas parce qu’on travaille aux Nations Unies, nous sommes d’abord des femmes. Et nous sommes des femmes sujettes à ce genre de phénomènes tels que les violences, ça peut être soi-même, ça peut être des membres de nos familles >>.

Dr Daba Dione, Staff Counsellor, revient sur le respect des droits des femmes au niveau de l’enfant et au niveau de l’éducation. << C’était important aussi pour nous au niveau local et en tant qu’organisation, d’aborder cette thématique parce que notre organisation croit que pour pouvoir accomplir nos missions, il faut aussi que nous en tant que staff, nous puissions vraiment comprendre les enjeux et comprendre tous les mécanismes. Justement, dans cette compréhension des mécanismes, moi en tant que staff Counsellor, j’appuie aussi beaucoup les collègues sur tout ce qui est leur équilibre par rapport aux problématiques du travail, mais aussi aux autres problématiques. Et il y a qu’un outil sur lequel je m’appuie beaucoup, c’est ce qu’on appelle le triangle cognitif. C’est-à-dire, les pensées donnent des émotions qui donnent des comportements. Comme quelqu’un l’a dit tout à l’heure, comment on se sent, comment on pense, c’est comme ça que les émotions viennent et les émotions ce sont des informations. Il n’y a pas de bonnes ou de mauvaises émotions et ces émotions vont donner aussi des comportements. Donc dès qu’on arrive à rentrer dans ce triangle cognitif, à changer les pensées, c’est-à-dire comment on se voit comment on s’imagine, comment on se perçoit, les émotions qui sont liées à ça, c’est-à-dire les informations peuvent être modifiées et les comportements changent.Ce qui est important, c’est vraiment l’idée d’inclusion. On ne peut pas prendre cette question seulement sous la bannière de mobiliser, de pouvoir outiller les femmes, c’est déjà beaucoup, c’est un travail qui est important. Mais à côté de cela, il faut bien sûr outiller aussi les hommes parce qu’on voit les billets qu’il y a. On a rigolé pendant la séance en voyant combien c’était repris le bonne fête. On ressentait bien que c’était pas dans une notion de mal faire, mais c’est aussi de travailler sur la notion de billets, comment nous on perçoit les choses, comment les hommes perçoivent les choses >> .

Du point de vue général, ce n’est pas toujours le même point de vue parce qu’on est moulé par nos traditions, par nos valeurs culturelles, traditionnelles. Les idées divergent. Et cette interactivité a permis à chacun de s’exprimer. << Vous avez suivi comment notre collègue psychologue a abordé la situation. En fait, c’est ce qu’elle fait au quotidien. Nous aussi en tant que staff des Nations Unies, même si on fait face à des violences, puisqu’on travaille dans l’humanitaire, les violences subies par les populations locales, c’est toujours un choc pour nous. Et donc comment est-ce qu’on embrasse tout ça et comment est-ce qu’on vit cela sur le plan mental? Donc je pense que c’était vraiment nécessaire. C’était important pour nous de faire un arrêt en ce 09 mars après avoir été dans la mouvance nationale hier. D’être aussi sur un site international et parler de ces questions-là. Et vous voyez que c’est une question fondamentale et qui demeure>> a relevé Laure Atangana.

Tjang Frida

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