Étant une priorité pour le Gouvernement, l’urgence pour la remise à niveau de la route Yaoundé–Douala au regard de l’état de dégradation avancée, préoccupe les acteurs. Une concertation liée à l’engagement des travaux de première phase était à l’ordre du jour le 30 décembre 2025 à Yaoundé.
Les travaux présidés par le Ministre des Travaux Publics, Emmanuel NGANOU DJOUMESSI, s’inscrivent dans la continuité des échanges engagés depuis plusieurs semaines en vue du démarrage des travaux sur cet axe.
En attendant la mobilisation des financements des Partenaires Techniques et Financiers, le Gouvernement a décidé d’engager, à court terme, des actions d’amélioration sur financement interne. Cette option vise à stopper la dégradation de la chaussée, en améliorant les conditions de circulation sur tout l’itinéraire. À cet effet, le Dossier d’Appel d’Offres relatif à ces opérations est attendu dans les prochains jours et les entreprises disposant d’une expertise avérée et de capacités financières suffisantes sont invitées à y souscrire.
Les échanges ont également permis de lever toute équivoque entre réhabilitation et reconstruction. Il a été clairement précisé qu’il n’est pas question de modifier l’itinéraire existant, mais bien de l’améliorer, à travers des solutions provisoires, efficaces et économiquement maîtrisées. Les propositions formulées par le consultant mobilisé avec l’appui de l’Agence Française de Développement vont dans ce sens, en mettant l’accent sur l’amélioration du confort et de la sécurité des usagers, tout en minimisant les coûts.
Les actions envisagées portent notamment sur le traitement ciblé des points critiques, la protection de l’assise de la chaussée, le rechargement des accotements et la remise à niveau de la signalisation. L’évaluation financière a été réalisée au kilomètre, avec une attention particulière sur les zones les plus dégradées, notamment à Boumnyebel et à Mbankomo, où la solution du traitement en bicouche est préconisée.
Le Ministre des Travaux Publics a instruit ses équipes à tirer pleinement profit de l’expertise disponible et à travailler à un schéma itinéraire cohérent, couvrant l’ensemble de l’axe, du point kilométrique zéro à Yaoundé jusqu’au Pont sur la Dibamba. Les propositions du consultant et celles des équipes techniques du MINTP convergent vers un même objectif, à savoir une remise à niveau progressive et maîtrisée de la route.
Dans la commande adressée au maître d’Ouvrage, le Ministre des Travaux Publics a recommandé, entre autres, l’intégration de glissières en béton armé avec dispositifs lumineux, la présentation d’un sous-détail des prix, la révision de la nature du revêtement de la chaussée, ainsi que le démarrage effectif des travaux par l’entreprise ou les entreprises adjudicataires dans un délai de trente jours.
Il convient de relever que plusieurs partenaires, notamment la Banque Mondiale, la Banque Islamique de Développement, l’Agence Française de Développement et l’Union européenne, ont exprimé leur intérêt pour accompagner le Gouvernement dans la mise en œuvre du corridor Douala–Bangui, en particulier pour les tronçons Yaoundé–Douala.
MINTP