C’est à l’intention d’un atelier international de restitution de la phase 2 du projet << Atlas international du patrimoine alimentaire>> de deux jours tenu au bureau régional de l’UNESCO pour l’Afrique Centrale avec pour but de faire l’inventaire du patrimoine culinaire des 4 Aires culturelles du Cameroun à travers la documentation des traditions qui perdent leur originalité et leur authenticité.

En effet, le projet Atlas vise à valoriser des pratiques alimentaires en tant que patrimoine vivant et à souligner leur contribution à l’atteinte des objectifs du programme de développement durable à l’horizon 2035. Après la première phase menée par une consultation nationale qui a permis d’analyser la manière dont les pratiques et les savoirs alimentaires sont intégrés les programmes et politiques nationaux et locaux existants, la deuxième phase menée au second semestre 2025 s’est focalisée sur le renforcement des capacités des communautés et d’autres parties prenantes à sauvegarder le patrimoine alimentaire, en favorisant une compréhension partagée de la convention de 2003 pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel et du concept de pratiques et des savoirs alimentaires en tant que patrimoine vivant.
Une initiative du Ministère des Arts et de la culture et le Bureau Régional de l’UNESCO Afrique Centrale, avec le doigté de Madame Edjoa Ndjell Marie Thierry. Projet financé par le ministère de la culture du royaume d’Arabie Saoudite. L’atelier de Yaoundé a permis aux acteurs de présenter ledit projet et sa portée. D’où les activités et les résultats de la phase 2 ont été présentés, ainsi qu’une réflexion menée sur les trois points saillants saillants qui se dégagent du partage des communautés.

Réactions
La représentante du Ministre des Arts et de la culture, << Je voudrais remercier le ministère des arts et de la culture, le royaume d’Arabie Saoudite qui soutient financièrement ce projet consacré aux pratiques et savoir alimentaire. Le projet de patrimoine alimentaire repose avant tout sur les efforts de celles et ceux qui détiennent et transmettent ce savoir au quotidien. chères représentant des communautés vous êtes de véritables architectes de ce projet, votre générosité dans le partage de vos traditions, de vos recettes, des vos rituels ont rendu ce projet riche et vivant. Sans votre engagement et votre consentement, cette salle serait vide. Nous vous rendons un vibrant hommage pour votre rôle essentiel de gardiens de la mémoire vivante. Ces points constituent de véritables signaux sur les enjeux de préservation, de valorisation économique et d’adaptation de ces pratiques face aux mutations contemporaines. je ne saurais clôre ce propos sans évoquer l’ouverture lundi prochain de la 20e session du comité intergouvernementale pour la sauvegarde du patrimoine culturel qui se tiendra du lundi 08 au samedi 13 décembre 2025 à New Delhi en Inde. Celle-ci pourrait consacrer l’inscription de trois nouveaux éléments du patrimoine culturel et matériel de la sous-région dont deux pour le Cameroun et l’un des prochains comité verra également l’inscription d’une des riches traditions alimentaires du Cameroun>>.

Madame Edjoa Ndjell Marie Thierry, membre du réseau global de facilitateurs de la Convention de 2003 pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel, << Nous avons procédé à la descente sur le terrain qui a constituée à l’inventaire du patrimoine culinaire au sein des 4 aires culturelles du Cameroun. Il était question de documenter les traditions qui sont en train de se perdre, qui perdent leur originalité, leur authenticité et nous espérons que les données que nous avons recueillies sur le terrain vont constituer un catalogue pour la préservation de ces traditions culinaires. Au-delà de cet inventaire pour le Cameroun, il y a la production de la classe culinaire mondiale financée par le royaume d’Arabie Saoudite donc nous espérons que très bientôt les traditions culinaires du Cameroun vont apparaître sur la plateforme qui est en préparation, pour que ce savoir traditionnel camerounais soit connu dans toute l’humanité. L’activité de l’inventaire est une mission régalienne, donc au ministère des arts et de la culture, elle est continuelle, le Cameroun c’est environ 350 communautés donc c’est autant de savoir-faire culinaire. L’activité a commencé et elle va se poursuivre les conclusions sont qu’il faut préserver, il faut documenter, il faut introduire la préservation du patrimoine culinaire dans le système éducatif pour que les générations présentes et futures puissent bénéficier de cet héritage culturel>>.

Professeur Abouna Paul, Chef du département D’anthropologie à l’université de Yaoundé 1 << Permettez moi tout d’abord de saluer la population avec le gouvernement de la République du Cameroun à travers le ministère des arts et de la culture, le ministère des relations extérieures ainsi que la commission nationale pour L’UNESCO, pour leur engagement et leur contribution déterminante à la mise en œuvre des deux phases du projet. Il y a des mets qui sont que, même si vous êtes des ennemis, vous êtes appelé à les manger. Les Mets nous lie les uns aux autres. Il y a des mets d’alliance, des Mets de rituels, il y a également les Mets qui nous lie à nos ancêtres. La gastronomie se présente comme un lien très fort pour les communautés.>>
Hure Hamadou