Dans un entrepôt discret, caché au cœur du quartier Tsinga-Village, les équipes spécialisées du Ministère de l’Eau et de l’Energie ont démantelées le 11 novembre dernier, un vaste réseau de vente de pétrole lampant stockés dans des cubitainers.
Une opération coup de poing qui se déroule sur l’ensemble du territoire national depuis quelques années avec pour principal objectif, de limiter la fraude des produits pétroliers de mauvaises qualité. Une saisine ordonnée par le Ministre de l’Eau et de l’Énergie, Gaston Eloundou Essomba après plusieurs jours de surveillance effectués par la Brigade nationale de lutte contre les produits pétroliers.
Tout était bien organisé sur le site clandestin du trafic notamment, l’odeur âcre de carburant, bidons alignés, tuyaux de transvasement, registres improvisés : tout indiquait un site clandestin bien organisé. Les documents saisis montrent que ce dépôt alimentait plusieurs points de revente illégaux dans la ville.
Un danger pour les populations
Selon les équipes du MINEE, ce stockage frauduleux représentait un risque majeur pour les habitants de ce quartier. Plusieurs riverains évoquaient déjà des « odeurs inhabituelles » ces dernières semaines. Les installations électriques bricolées et les émanations de carburant auraient pu provoquer une explosion.
« Nous avons évité une catastrophe », affirme un Inspecteur assermenté ayant participé à l’opération. Au même moment, les services techniques du MINEE ont immédiatement procédé aux analyses, et ont rassuré que, si la conformité du produit est confirmée, il sera vendu aux enchères selon la procédure officielle.e pétrole lampant figure parmi les produits les plus subventionnés du Cameroun. Vendu à 350 F CFA le litre, son coût réel dépasse régulièrement 750 F CFA. Cette différence attire les trafiquants, qui alimentent des circuits parallèles au détriment des ménages. Résultat : pénuries artificielles en station, spéculation et pression sur le pouvoir d’achat.
En effet, le pétrole lampant figure parmi les produits les plus subventionnés du Cameroun. Vendu à 350 F CFA le litre, son coût réel dépasse régulièrement 750 F CFA. Cette différence attire les trafiquants, qui alimentent des circuits parallèles au détriment des ménages. Résultat : pénuries artificielles en station, spéculation et pression sur le pouvoir d’achat.
Pour éradiquer ce fléau, le Ministère de l’Eau et de l’Energie multiplie les contrôles, ferme les dépôts illégaux et renforce la traçabilité. « Chaque litre subventionné doit revenir aux citoyens pour lesquels il est destiné, pas aux réseaux clandestins », indique une source interne.
Il faut rappeler que le 11 août 2025, Gaston Eloundou Essomba avait déjà signé une circulaire encadrant strictement la distribution du pétrole lampant. Il y dénonçait les pratiques d’industries et d’acteurs économiques achetant en masse un produit réservé aux ménages. Pour protéger la subvention, la vente maximale en station-service a été ramenée de 100 litres à 10 litres par usager. Toute infraction expose désormais à des sanctions sévères. Au finish, cette saisie de 5200 litres illustre la pression croissante exercée par l’État sur les réseaux clandestins.
MINEE