C’est suite à la déclaration du Pr James Mouangue Kobila, Président de la Commission des Droits de l’Homme du Cameroun (CDHC), à l’occasion de la célébration de la journée mondiale de lutte contre le VIH/SIDA.

La journée mondiale de lutte contre le sida a été instituée lors du Sommet des ministres de la Santé sur les programmes de prévention du sida de 1988. La journée mondiale de lutte contre le sida célébrée chaque 1er décembre, s’inscrit dans la stratégie mondiale de l’Onusida 2021-2026 qui a pour objectif de réduire les inégalités qui sont à l’origine de l’épidémie de sida et à donner la priorité aux personnes qui n’ont pas encore accès aux services vitaux de lutte contre le VIH. Cette stratégie énonce des actions prioritaires pour que chaque pays et chaque communauté soient sur la bonne voie afin de mettre fin au sida en tant que menace pour la santé publique d’ici 2030.

Le thème choisi étant : << surmonter les perturbations, transformer la riposte au SIDA >>, la commission continue de faire face à la persistance des préjugés sociaux, au déficit d’information correcte, à la vulnérabilité accrue des groupes les plus exposés (femmes, jeunes, personnes privées de liberté, travailleurs du sexe, etc.), ainsi qu’aux disparités territoriales dans l’accès aux traitements antirétroviraux, auxquels s’ajoutent les défis liés à la durabilité financière des programmes de santé et à la transparence des systèmes de prise en charge.

La Commission observe que la lutte contre le SIDA continue de faire face à la persistance des préjugés sociaux, au déficit d’information correcte, à la vulnérabilité accrue des groupes les plus exposés (femmes, jeunes, personnes privées de liberté, travailleurs du sexe, etc.), ainsi qu’aux disparités territoriales dans l’accès aux traitements antirétroviraux, auxquels s’ajoutent les défis liés à la durabilité financière des programmes de santé et à la transparence des systèmes de prise en charge.

La Commission est profondément préoccupée par le fait que certaines personnes vivant avec le VIH au Cameroun ne suivent pas régulièrement leur traitement en raison, entre autres, de la stigmatisation ou du manque de soutien dont elles sont victimes; cette situation met non seulement leur propre santé en danger en augmentant le risque de progression de la maladie, mais elle expose également d’autres personnes au risque de transmission, compromettant ainsi les efforts nationaux visant à maîtriser la pandémie et à atteindre l’objectif d’élimination de cette maladie d’ici à 2030.

La Commission est profondément préoccupée par la situation des prestataires de soins de santé dans les zones affectées par l’insécurité, en particulier les infirmiers et médecins qui sont souvent victimes d’agressions sur leur lieu de travail, d’enlèvements suivis de libération, le cas échéant, contre le paiement d’une rançon.

La Commission recommande spécifiquement: au Gouvernement de renforcer le financement national de la lutte contre le VIH/SIDA pour réduire la dépendance vis-à-vis des bailleurs de fonds et au Parlement de voter une allocation budgétaire stable pour la prise en charge du VIH dans la loi de finances, eu égard à la crise de financement des programmes de lutte contre le SIDA.

La Commission exhorte le MINSANTÉ à travers le CNLS, en lien avec le MINCOM, le MINAS et les autres parties prenantes, à intensifier les campagnes d’éducation du public, y compris sur les réseaux sociaux, pour lutter contre la stigmatisation, corriger la désinformation relative aux modes de transmission, aux traitements et aux mesures de prévention du VIH, et promouvoir un environnement bienveillant encourageant les uns et les autres à recourir sans crainte aux services de dépistage et de traitement du VIH;

La Commission recommande au MINSANTÉ, au CNLS, au MINAS, aux organisations non gouvernementales (ONG) spécialisées, aux OSC et aux partenaires de santé de renforcer les programmes d’appui à l’observance thérapeutique pour les personnes vivant avec le VIH, notamment à travers le conseil, le soutien par les pairs et les interventions communautaires, tout en luttant contre la stigmatisation et la désinformation, afin d’assurer un suivi régulier du traitement et de réduire le risque de transmission;

La Commission encourage une fois de plus les familles et les communautés à continuer de coopérer avec les autorités locales et nationales, afin que tous les auteurs d’actes de discrimination fondés sur le statut sérologique soient interpellés, traduits en justice et, le cas échéant, condamnés conformément aux lois et règlements en vigueur.

La Commission exhorte de nouveau toutes les personnes qui se considèrent victimes ou qui sont témoins de violation des Droits de l’homme en général – et de violation des Droits des PV/VIH en particulier à ne pas rester silencieuses et à les signaler systématiquement, y compris les violences numériques, en saisissant la Commission par tous les moyens disponibles, y compris par le truchement de son numéro vert, le 1523 (gratuit, même sans crédit de téléphone).

CDHC

Sign Up for Our Newsletters

Get notified of the best deals on our WordPress themes.

You May Also Like

Augmentation des salaires dans le secteur pharmaceutique: une convention collective signée

L’objectif étant d’améliorer les conditions de travail des personnels des entreprises de…

Barrage Hydroélectrique de Natchigal: 60 mégawatts injectés sur le Réseau Interconnecté Sud

La cérémonie officielle de mise en service s’est tenue le 10 mai…

Amélioration de la santé sexuelle reproductive au Cameroun: Le Projet ExpandPF est lancé

La cérémonie officielle s’est tenue ce 11 avril 2024 à Yaoundé sous…

Abnégation et engagement du personnel au travail: SCB Cameroun prime les meilleurs

La Remise officielle des médailles d’honneur de travail aux personnels qui ont…