La dette publique du pays chevauchant entre 70% et 75% du PIB, fragilise la position du Gabon vis-à-vis des critères de convergence de la CEMAC, une mission du Fonds Monétaire International (FMI) descend ce 25 février 2026 dans le pays de Brice Clotaire Oligui Nguema, à l’effet d’identifier la problématique sur la faute de gestion des finances publiques, à travers une collecte de données sur les recettes dépenses d’investissement, et déterminer au final si, Libreville est prête à accepter les réformes structurelles rigoureuses qui accompagneraient un éventuel programme d’appui financier.
En effet, cette mission s’inscrit dans le contexte d’un audit politique du budget 2026 visant à transformer les engagements du gouvernement de la transition en une feuille de route technique crédible. Une nouvelle page s’ouvre pour l’économie gabonaise qui entre dans une phase cruciale et qui durant une semaine, permettra aux experts de l’institution de Bretton Woods, de confronter les discours officiels de redressement budgétaire aux réalités chiffrées des ministères de l’Économie et du Budget.
L’objectif vise à réaliser un diagnostic chirurgical de la santé financière du pays, loin des projections optimistes; Évaluer la soutenabilité budgétaire, la gestion des ressources et les réformes structurelles, dans un contexte de forte dette publique dépassant le seuil de la CEMAC. Entre la volonté de souveraineté économique affichée par certains cadres du gouvernement et la nécessité impérieuse d’apurer les arriérés intérieurs pour relancer le secteur privé, le Gabon joue sa crédibilité internationale.
Contexte économique
Le Gabon fait face à des risques de liquidité, une baisse des revenus pétroliers à long terme et un besoin de diversification. La dette publique est actuellement estimée à plus de 8 500 milliards de FCFA depuis fin 2025. Face à cette situation, le FMI souhaite examiner la compatibilité des dépenses sociales et des subventions avec la discipline budgétaire.
Au terme de cette mission d’investigation, plusieurs solutions concrètes seront déterminées pour savoir si le pays bénéficiera du sceau de confiance du FMI, indispensable pour rassurer les investisseurs et alléger le poids du service de la dette sur le budget national.
Suzanne Maah