Éditorial du 8 août 2026 signé par le Capitaine de Vaisseau Cyrille Atonfack Guemo, DIVCOM-MINDEF
Après la terrible déculottée que viennent d’infliger nos vaillants soldats à un groupe d’hommes armés en infiltration du côté d’Akwaya dans la région administrative du Sud-Ouest, il fallait s’attendre à la réaction outrée des commanditaires de cette équipée séditieuse avortée. Et en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire, les habituelles caisses de résonance de la meurtrière imposture inondaient la médiasphère de récits fallacieux, assortis de narratifs tout aussi fumeux, vraisemblablement préparés à l’avance.
Des individus lourdement armés et d’une agressivité bestiale y sont présentés comme étant de paisibles citoyens juste réunis en la circonstance pour faire la fête à nos soldats. Il s’en sera d’ailleurs fallu de peu ! Seul le professionnalisme de nos militaires leur aura permis d’inverser le cours des détonantes effusions servies par le groupe de terroristes. Il ne restait plus qu’à faire passer les exterminateurs pour des anges gardiens. Et inversement. La ritournelle est de coutume.
Lorsqu’ils ne sont pas accusés de faire un usage excessif de la force, pour s’être servis d’un bulldozer soit pour dégager des barricades, ou encore pour refermer des tranchées creusées par des groupes armés à certains endroits sur les routes, nos braves défenseurs militaires, gendarmes et policiers se voient imputer tantôt l’incendie d’édifices publics et privés, tantôt des enlèvements de personnes, sans parler de massacres à répétition. Et dans ce dernier registre, nos détracteurs avaient tôt fait d’insinuer une sorte d’inimitié entre les personnels de nos Forces de Défense et de Sécurité, et des personnes présentant des déficiences intellectuelles, physiques ou psychologiques. Excusez du peu !
La dernière offensive diffamatoire en date, qui n’est certainement pas la dernière de la série, semble pourtant démontrer que bien malgré eux, nos ennemis seraient à court d’imagination. Aussi en sont-ils venus à ressasser les mêmes mensonges, les mêmes fausses accusations, dans l’espoir qu’à force de répétition, ces malencontreuses affabulations soient enfin prises pour des vérités. Souhaitons-leur bien du courage !
Car il faut beaucoup plus qu’un tissu de mensonges somme toute lamentables, pour convaincre l’opinion que nos braves soldats, humanistes dans l’âme, ardents patriotes et grands bâtisseurs de nos infrastructures, soient capables des monstruosités dont on les accable. En tout cas, ces inférences intellectuelles, ces inversions accusatoires, ces travestissements de la vérité ne passent pas. Nos compatriotes ne sont pas dupes. Il y a belle lurette que les Camerounais savent distinguer le bon grain de l’ivraie.
Préserver l’intégrité du territoire national, garantir la sécurité des personnes et des biens, participer à l’œuvre de développement de notre pays, telles sont les tâches auxquelles sont attelés nos soldats, parfois au péril de leurs vies. Nos frontières sont ainsi rendues intangibles, le territoire national quadrillé, les populations protégées, soignées et secourues au besoin, des voies de communication ouvertes ou réhabilitées, des immeubles érigés, et la jeunesse éduquée. Le tout par nos filles et fils, intrépides soldats de la République, en qui la Nation tout entière se reconnaît. /-