Après la concertation, place aux mesures. Vendredi dernier, le Ministre de l’Eau et de l’Énergie, Gaston Eloundou Essomba, a consacré plus de trois heures d’horloge aux échanges avec les acteurs de la chaîne du gaz de pétrole liquéfié (GPL), autour des difficultés qui perturbent l’approvisionnement du marché national. Dans une lettre circulaire signée le 23 septembre 2026, le Ministre fixe désormais des obligations précises aux différents acteurs. Objectif, corriger les dysfonctionnements constatés et améliorer durablement la disponibilité du gaz domestique pour les consommateurs.

De la concentration aux mesures

La longue séance de travail de vendredi dernier a permis de mettre les difficultés sur la table et de confronter les responsabilités des différents maillons de la chaîne. La lettre circulaire qui vient d’être signée traduit désormais cette concertation en prescriptions précises.

Le constat dressé par le MINEE est sans détour : retards, voire non-paiement des importateurs par certains marketers, non-respect des parts de marché, enlèvements privilégiant certaines industries au détriment des points de vente, ou encore vente irrégulière aux industries de produits subventionnés. Des pratiques qui contribuent à fragiliser l’approvisionnement du marché et auxquelles le Ministère entend mettre un terme.

Des règles claires pour les opérateurs

La réponse porte sur toute la chaîne. Les importateurs doivent respecter le calendrier prévisionnel des livraisons. Les factures d’importation doivent être payées dans les délais contractuels. La SCDP est appelée à répartir les cargaisons conformément aux contrats commerciaux.

Le Ministre demande également que la réception des importations destinées au marché camerounais soit priorisée, tout en maintenant le transit des produits destinés aux pays voisins.

Autre exigence, les distributeurs agréés doivent disposer d’un parc d’au moins 10 000 bouteilles avant tout enlèvement de GPL destiné aux points consommateurs.

Des sanctions pour garantir des résultats sur le terrain

Après le dialogue viennent les obligations, mais aussi les sanctions. Les opérateurs qui ne respectent pas les prescriptions édictées s’exposent à la suspension et, le cas échéant, au retrait de leur agrément, conformément à la réglementation en vigueur.

Le message est clair, chaque acteur doit assumer sa part de responsabilité pour que le gaz disponible dans la chaîne d’approvisionnement parvienne effectivement aux consommateurs.

Pour les ménages, le résultat attendu est concret : retrouver plus facilement le gaz domestique dans les points de vente et réduire les tensions sur l’approvisionnement. Après la concertation avec les acteurs, la lettre circulaire du 23 septembre marque ainsi une nouvelle étape : celle de la mise en œuvre et du respect des prescriptions sur le terrain.

Urbain Claude Nlate

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