C’était au cours de la cérémonie de présentation des vœux à lui adresser par ses collaborateurs, et au Ministre Délégué auprès du MINT le 1er février 2024 au Palais des Congrès de Yaoundé.
A l’entame de son propos après avoir suivi attentivement le bilan élogieux des activités menées au sein du Ministère des Transports en 2023 par le Secrétaire Général Mveimani Sombo Amba, le Ministre Jean Ernest Masséna Ngalle a salué la bravoure de ses collaborateurs dans tous les sous-secteurs des transports. Ensuite, il a fixé le cap sur 2024 dont l’objectif est de faire du secteur des transports, un catalyseur du développement économique et social en vue de l’émergence du Cameroun, out en insistant sur la nécessité d’inverser la courbe des accidents de la circulation.
En effet, parmi tous les sous-secteurs, le transport routier reste une préoccupation majeure la communauté, en raison des accidents de circulation qui laissent des familles en larmes, comme l’a si bien mentionné le MINT lors de son propos. << Malgré la tendance des chiffres en baisse ces dix dernières années, un mort sur les routes nationales est un mort de trop. C’est pourquoi j’appelle tous les acteurs du secteur à un sens élevé de responsabilité, la recherche, de toutes les solutions innovantes basées sur l’intelligence artificielle et des mesures d’assainissement dans le domaine de la formation à la conduite automobile>> a souligné le Ministre. Il par ailleurs ajouté : « Nous pouvons et devons être plus compétitifs, plus engagés et plus audacieux, afin de faire véritablement du secteur des transports un catalyseur du développement économique et social en vue de l’émergence du Cameroun en 2035 ».
Suite aux statistiques effectuées sur les accidents de la circulation au Cameroun, ceux-ci coûtent 800 milliards Fcfa par an et c’est la première cause de mortalité chez les jeunes de moins de 25 ans. Les statistiques montrent que s’il n’y a pas une véritable prise de conscience, les accidents de la circulation seront la première cause de mortalité chez les moins de 40 ans d’ici 2030.
Selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), les accidents de la circulation entrainent environ 1,20 million de décès par an, plus de 20 millions de blessés, nombre d’entre eux gardant une invalidité à la suite de leur traumatisme. En outre, ils coûtent à la plupart des pays 3% de leur Produit Intérieur Brut (PIB), hypothéquant ainsi le développement économique des Etats.
Pour rappel, la mort d’un chef de famille entraîne 22 ans de misère dans la famille. Environ 4000 personnes sont handicapées par an. La conséquence est qu’il faut encore 03 personnes pour s’occuper d’un handicapé durant toute sa vie. « Nous pouvons donc comprendre pourquoi dans son message à la nation, le 31 décembre 2023, le Président de la République, Paul Biya a exprimé sa préoccupation, relativement au nombre d’accidents de la circulation que nous continuons d’enregistrer, et a instruit au Gouvernement d’appliquer vigoureusement les nécessaires mesures de prévention et de répression » a-t-il rappelé.

Un discours qui rassure les membres du BGFT
El Hadj Oumarou, Coordonnateur du Bureau de Gestion du Fret Terrestre se réjouit du bilan sans complaisance du MINT sur ce qui s’est passé en 2023. << Le Ministre nous a invité à plus d’ardeur au travail, chacun dans son petit domaine afin que nous puissions accélérer le processus qui est mis en place pour éviter les accidents de circulation. Mais ce qui m’a le plus intéressé dans le speech de monsieur le ministre des transports c’est notamment cette question de matérialisation des procédures pour essayer de faire table raze du passé à savoir : éliminer systématiquement la forme papier et faire face à la digitalisation. Donc nous voulons vraiment lui dire merci et lui dire encore merci sur un autre volet qui m’a touché à savoir le fait qu’il y aura plus d’intermédiaires dans nos affaires. Le commissionnaire clandestin qui opère les coûts de transport sachant pertinemment que ces coûts sont positifs et conséquemment néfaste pour l’économie de notre pays. Nous voulons donc l’encourager dans ce système pour nous qui travaillons avec le pays voisin qui consiste en la facilitation, qui n’est autre chose que la réduction des coûts et du délai. Alors, nous plaçons cette année 2024 dans le sens de l’amélioration des infrastructures qui nous concernent à savoir : les différentes plates-formes que nous attendons mettre en place pour la sécurisation des corridors, à travers ce que nous avons appelé une gestion moderne et une gestion intelligente des corridors. Dorénavant nous allons nous engager, et nous voulons également apprécier ce qu’il a dit concernant notamment l’élimination des intermédiaires et ceux que nous appelons généralement les commissionnaires clandestins, il leur a indiqué qu’il faut trouver un autre métier. Tout ceci rentre dans le cadre de la rationalisation de nos objectifs pour en faire un corridors saint, propre et acceptable>>.
La cérémonie animée en sons et couleurs s’est achevée par une poignée de mains des collaborateurs au Ministre Jean Ernest Masséna Ngalle Bibehè, et au Ministre Délégué auprès du MINT, Njoya Zachariou.
Tjang Frida