C’était au cours d’une descente effectuée par le Ministre des Travaux Publics et l’équipe de l’entreprise CIMAF ce 07 février 2024 sur une route communale dans le département du Nyong et Kéllé, arrondissement de Ngog-Mapubi, afin de tester la technique et d’expérimenter sa stabilisation des routes en terres, et apprécier cette amorce de réforme dans l’entretien routier.


L’objectif visé par le Ministère des Travaux publics est bien précis : tendre vers la praticabilité des routes en terre en toute saison. Pour ce faire, la stratégie d’entretien des routes en terre, élaborée à cet effet préconise l’apport et l’utilisation des produits stabilisants, à l’instar du liant hydraulique routier, pour lequel, le Cameroun a choisi de se faire accompagner par l’entreprise marocaine CIMAF.

Un processus matérialisé à l’aide de la mobilisation des ressources humaines constituées en grande partie d’ingénieurs du MINTP, des bureaux d’études techniques, des entreprises, des moyens matériels, notamment une niveleuse adaptée aux travaux d’étalage, malaxage et homogénéisation des sols et tout-venant, un compacteur et une citerne à eau. Même s’il ne s’agit qu’encore que d’une planche d’essai, la satisfaction se dessine déjà.

En effet, les liants hydrauliques routiers ou LHR, sont des liants spéciaux utilisés dans la construction ou la rénovation des routes, des plates-formes portuaires et des corps de barrages, et qui consiste en un traitement des sols et/ou un retraitement des matériaux en place et/ou en centrale.

Sur le plan économique

Leur fabrication peut être gérée de manière plus souple que celle des ciments, il est envisageable, si les enjeux du projet le justifient, de fabriquer un liant optimisé à un sol ou matériau particulier et ayant une cinétique de prise ajustée aux conditions climatiques régnant au moment des travaux et/ou aux contraintes d’organisation du chantier.
Le réseau routier, levier indéniable de croissance et épine dorsale de toute économie, constitue un sous bassement indispensable pour le développement de toutes les activités socio-économiques et contribue de ce fait, de manière considérable, dans leur croissance.

En outre, pour construire ou entretenir un réseau routier, il est indispensable de mobiliser des quantités importantes de matériaux naturels ou traités avec un liant comme le bitume pour faire des graves-bitume, ou le ciment pour faire des graves-ciment. Ce processus classique de construction ou d’entretien des chaussées nécessite l’extraction des matériaux, leur élaboration sous forme de granulats et tout-venant et leur transport au chantier pour la mise en œuvre. Cette façon de procéder présente des effets néfastes sur l’environnement et alourdi véritablement les budgets publics : épuisement des ressources financières et naturelles, pollution due au transport.

Il faut relever que les infrastructures de bonne qualité jouent un rôle crucial dans la mobilité des personnes, les échanges des biens et des services, réduisant ainsi le coût global de la logistique et des frais généraux y afférents. Elles réduisent les coûts de production, facilitent le transport des matières premières et contribuent largement au désenclavement des zones difficiles et éloignées, tout en permettant ainsi une mise en place intégrale et intelligente des politiques publiques d’aménagement territoriale, et tout ce que cela peut avoir comme conséquences positives sur le développement social.

Pour rappel, le Ministère des Travaux publics ambitionne d’entretenir 2000 km avec le liant hydraulique routier. L’étape franchie à travers cette planche d’essai réalisée ce 7 février 2024, constitue un bond en avant.

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