Les acteurs ont passé en revue le 06 Mai 2025 à Yaoundé la situation sécuritaire des convois et infrastructures ferroviaires face à la recrudescence de nombreux incidents sur le rail selon les données présentées ces derniers mois mettant en péril non seulement les équipements, mais aussi la vie du personnel et des usagers.
C’était au cours de la 44ème session extraordinaire conjointe du Comité Interministériel des Infrastructures Ferroviaires (COMIFER) et du Comité de Transport Voyageurs (CTV) présidée par le ministre des Transports (MINT) Jean Ernest Massena NGALLÈ BIBÉHÈ en présence de ses collaborateurs et des représentants du chemin de fer notamment le concessionnaire Camrail.

Une séance de travail, qui s’inscrit dans la continuité de la précédente session de cette auguste instance, nous présidée le 16 mai 2024, et pour laquelle la mise en œuvre des recommandations formulées a fait l’objet d’examen. D’entrée de jeu, le MINT a salué la présence des acteurs concernés par cette problématique. Il s’agit d’une recrudescence d’incidents ayant un impact certain sur les indicateurs de performance, aussi bien en ce qui concerne le transport des passagers que celui du fret.

Le chef de ce département ministériel a évoqué plusieurs cas notamment celui des nombreux déraillements enregistrés principalement sur la section Bélabo-Ngaoundéré, les cas de collision récent observés au droit de certains passages à niveau sur le réseau, il a également fait allusion à la multiplication des comportements irresponsables et dangereux qui sont de plus en plus observés aux abords de la voie, notamment les occupations anarchiques de l’emprise ferroviaire, les traversées non autorisées, les dépôts d’ordures sur les rails, les jets de pierre sur les convois des trains marchandises, le siphonage des wagons d’hydrocarbures et même les actes de vandalisme sur les équipements essentiels à la sécurité des circulations. « Face à cette situation préoccupante, il est de notre responsabilité collective d’agir, à travers des mesures de sensibilisation, de prévention et même de répression si nécessaire, mais surtout d’inculquer aux usagers une culture de la sécurité et du respect de la réglementation sur le trafic autour de la voie ferrée » a-t-il souligné.
Par la suite, il a été indiqué que ces actes qui ne sont pas anodins sont à l’origine d’accidents parfois dramatiques, de retards très souvent importants dans le transport des voyageurs et des marchandises, de pannes coûteuses des matériels roulants et d’une détérioration accélérée des équipements de la voie.

Après plusieurs heures d’analyse des causes profondes de ces actes d’incivisme et de malveillance, les acteurs ont identifié les zones critiques, partagé leurs expériences et proposé des mesures concrètes et efficaces. D’où le MINT appelle chaque partie prenante à une responsabilité collective à travers des mesures de sensibilisation, de prévention, et même des répressions si nécessaire, mais surtout d’inculquer aux usagers une culture de la sécurité et du respect de la règlementation sur le trafic autour de la voie ferrée. « Aux forces de maintien de l’ordre et de sécurité, je voudrais recommander une vigilance accrue dans la surveillance des infrastructures ferroviaires et dans la diligence des enquêtes et Operations initiées, d’éradiquer ces fléaux qui engrainent l’activité ferroviaire ».
Claude MISSE NTONE, Directeur des Infrastructures Ferroviaires au MINT interpelle les acteurs concernés ( MINDDEVEL, MINAT, MINDEF, DGSN, SED) à prendre des mesures sécuritaires d’urgence pour mettre fin à ces actes de malveillance répertoriés au fil des temps par le concessionnaire.
Tjang Frida