À deux mois de la clôture de l’exercice budgétaire, le Ministère des Travaux Publics accélère la cadence. Au 15 octobre 2026, l’exécution physique des projets atteint 61,7 %, en hausse de 4,8 points depuis juillet. Objectif : achever les chantiers prioritaires et améliorer la consommation des ressources avant le 31 décembre.
Le Ministère des Travaux Publics (MINTP) entend intensifier ses efforts pour atteindre ses objectifs en 2026. Ce 22 octobre , à Yaoundé, la troisième session annuelle du Comité interministériel de suivi des projets a permis d’évaluer les avancées, les difficultés et les actions à mener.
Les travaux étaient présidés par le Secrétaire d’État auprès du Ministre des Travaux Publics chargé des Routes, Armand Ndjodom, représentant le ministre.

38 projets déjà livrés, 29 attendus
Au 15 octobre 2026, le taux d’exécution physique des projets s’établit à 61,7 %, contre un niveau inférieur de 4,8 points en juillet.
Sur le terrain, 38 projets programmés pour achèvement en 2026 sont déjà livrés. Vingt-neuf autres doivent être achevés avant la fin de l’année. Par ailleurs, 43 projets dont le démarrage était prévu en 2026 ont effectivement démarré.
Parmi les réalisations figurent notamment :
Le pont sur le fleuve Nyong à Malombo ;
Les routes Awae–Esse–Soa et Ndu–Binka–Nkambe ;
La route Bogo–Guirvidig, avec le bitumage des voiries de Bogo et de Maroua ;
Les aménagements des berges du Mayo Limani ;
Les ponts métalliques Acrow sur le Mayo Taram et la rivière Ngoum à Kekem ;
La section reconstruite de la Route régionale R0606.
Ces infrastructures contribuent à améliorer la mobilité et la connectivité entre les localités.
60 marchés concernés par la contractualisation
La mise en œuvre des projets reste confrontée à plusieurs obstacles. Sur le volet de la contractualisation, 13 marchés ont déjà été signés et 47 autres sont en cours de contractualisation.
Les principaux freins identifiés concernent les retards dans la passation des marchés, la mobilisation insuffisante de certaines entreprises, les difficultés de paiement et la libération tardive des emprises.
Pour y remédier, les membres du Comité ont recommandé d’accélérer les procédures, de compléter les dossiers administratifs et techniques et de renforcer la coordination entre les différents acteurs.
157,957 milliards de FCFA exécutés
Sur le plan financier, 157,957 milliards de FCFA ont été engagés, liquidés et ordonnancés sur une dotation de 259,61 milliards de FCFA, soit un taux d’exécution de 60,84 %.
À ce montant s’ajoutent 57,544 milliards de FCFA de décomptes en cours de traitement. Leur prise en compte pourrait porter le taux d’engagement à environ 83 %.
Les projections présentées lors de la session tablent sur un taux supérieur à 90 % au 31 décembre 2026, pour les ressources internes ordinaires.
Cette perspective dépend notamment de la rapidité du traitement des dossiers financiers. Les limites de l’application informatique utilisée pour l’exécution du budget et les dossiers incomplets continuent en effet de retarder certaines opérations et certains paiements.
Accélérer pour atteindre les objectifs de fin d’année
Au terme des échanges, Armand Ndjodom a insisté sur la nécessité de renforcer la synergie entre les administrations et les structures impliquées, tout en accélérant l’exécution des projets.
À l’approche de la clôture budgétaire, le défi est double : achever les chantiers programmés et améliorer le rythme de traitement des dépenses.
Les prochaines semaines seront donc déterminantes pour convertir les avancées enregistrées sur le terrain en résultats concrets et optimiser l’utilisation des ressources consacrées au développement des infrastructures routières.
Tjang Frida