Le Ministre du Travail et de la Sécurité Sociale, Grégoire Owona, a reçu le lundi 25 mai 2026 les représentants de la Confédération Générale des Syndicats des Transporteurs du Cameroun (CGSTC) pour discuter des problèmes qui affectent le secteur des transports. Cette rencontre fait suite à la signature d’un mémorandum adressé au Premier ministre, chef du gouvernement, le 19 mars 2026, dans lequel les syndicalistes avaient exprimé leurs préoccupations concernant les défis auxquels est confronté le secteur.

Les représentants de la CGSTC ont présenté leurs doléances au MINTSS, qui a écouté attentivement leurs préoccupations avec une grande attention et une volonté manifeste de trouver des solutions. Les problèmes soulevés sont nombreux et variés, et touchent à la fois les transporteurs réguliers et les mototaximens. Les transports clandestins, qui minent l’économie du secteur et créent une concurrence déloyale, sont au cœur des préoccupations des syndicalistes. De même, la concurrence déloyale des transporteurs via les plateformes numériques, qui échappent souvent aux réglementations et aux taxes, est dénoncée comme une pratique injuste et préjudiciable.

Les mototaximens, qui constituent une partie importante du secteur des transports sont également victimes de rançonnement par les forces de l’ordre, faute de documents en règle. Les assurances falsifiées qui exposent les transporteurs à des risques financiers importants sont un autre problème majeur qui a été soulevé. Les problèmes de route et les contrôles excessifs à travers le Cameroun complètent le tableau des défis auxquels sont confrontés les transporteurs.

Face à ces problèmes, le Ministre Grégoire Owona a pris l’engagement de saisir les départements ministériels concernés pour trouver des solutions durables. Il a souligné l’importance de la collaboration entre les autorités et les transporteurs pour résoudre les problèmes du secteur et assurer un avenir meilleur aux transporteurs camerounais. Les syndicalistes ont salué l’initiative du Ministre et ont exprimé leur satisfaction quant à l’écoute attentive qui leur a été accordée.

Les représentants de la CGSTC ont annoncé qu’ils resteront mobilisés pour défendre leurs droits et obtenir des solutions pour les problèmes qui affectent le secteur des transports. Ils ont également appelé les transporteurs à rester unis et à continuer à défendre leurs intérêts. La rencontre entre le Ministre du Travail et les représentants de la CGSTC est une étape importante dans la recherche de solutions pour les problèmes des transporteurs, et il est à espérer que les discussions aboutiront à des résultats concrets pour améliorer les conditions de travail des transporteurs et à contribuer au développement du secteur.

La balle est désormais dans le camp du gouvernement, qui doit prendre des mesures concrètes pour résoudre les problèmes du secteur et assurer un avenir meilleur aux transporteurs car, ceux-ci attendent avec impatience les résultats des discussions et appellent à la mobilisation pour défendre leurs droits. Il est temps pour les autorités de prendre des mesures décisives pour mettre fin aux tracasseries, aux rançonnements et aux abus qui ont trop longtemps caractérisé le secteur des transports au Cameroun.

Côté transporteurs, ils ont besoin de stabilité, de sécurité et de conditions de travail décentes pour pouvoir exercer leur métier avec dignité. Le Ministre Owona a montré sa volonté de travailler avec les syndicalistes pour trouver des solutions, et il est à espérer que les autres départements ministériels suivront son exemple. Le secteur des transports est un maillon essentiel de l’économie camerounaise, et il est crucial de le protéger et de le développer pour assurer la croissance et la prospérité du pays.

La rencontre entre le Ministre du Travail et les représentants de la CGSTC est un pas vers la bonne direction, mais il ne s’agit pas que d’un premier pas. Les transporteurs attendent des actions concrètes et des résultats tangibles, et il est temps pour les autorités de passer à l’action pour résoudre les problèmes qui les affectent. L’avenir du secteur des transports au Cameroun est en jeu, dont il est crucial de prendre les mesures nécessaires pour assurer son développement et sa prospérité.

Par Loraine Bagnek

Réaction

Ndefossokeng Jean Collins,vice-président CGSTC.
tout est en suspension, l’essentiel pour nous n’est pas de grever, mais de trouver des solutions à nos problèmes.”
Je parle au nom du collectif des signataires du mémorandum adressé au Premier Ministre,Chef du Gouvernement en date du 19 Mars 2026.
Depuis la signature de ce mémorandum, nous avons été reçus par certains départements ministériels, mais pas au très haut niveau. Aujourd’hui, nous avons eu la réception du Ministère du Travail et de la Sécurité Sociale en personne et nous avons eu des échanges fructueux. Quand vous êtes en face d’un décisionnel, quand vous échangez, il est possible que ce que vous avez dit soit véritablement implémenté. Au terme de ces échanges, on peut dire de manière claire que le Ministre du Travail a pris connaissance de toutes nos doléances et les a trouvées pertinentes. En conséquence, il se propose de saisir tous les départements ministériels concernés par notre mémorandum pour que dans les plus brefs délais, il y ait une rencontre avec ces différents Ministres pour adresser les problématiques qui ont été soulevées. Nous sortons dans l’espoir que ce qui a été dit sera fait dès demain ou au plus tard après demain parce que nos camarades sur le terrain ont des problèmes sérieux.
Le mémorandum était en 13 points ;
Nous nous voulons donc qu’on puisse voir dans quelle mesure autant les taximans et les camionneurs, les moto-taximans au Cameroun peuvent avoir leur papiers pour circuler librement. Les assureurs, on en a marre des assurances falsifiées et il est donc bon que nous puissions avoir un bon dialogue avec les assureurs pour lutter contre l’opacité qui entoure pratiquement le marché des assurances au Cameroun. nous avons des problèmes de route parce que l’entretien routier est un réel problème, ce qu’on appelle le fond routier n’est pas autonome, les contrôles excessif à travers le Cameroun. Au jour d’aujourd’hui, nous sommes en phase avec le peloton motorisé parce que à ce niveau, on a la chance d’avoir directement les généraux qui présentent les problèmes en amont : c’est à dire qu’à partir d’ici, je peux régler un problème à Maroua. Pour ce qui est de la gendarmerie nationale, on a un problème avec eux parce que c’est très souvent du ressort du préfet et à ce moment, vous avez des contrôles excessifs dans tous les départements du Cameroun et on ne s’en sort plus en termes de contrôle. Voilà globalement les problèmes qui ont été posés à Monsieur le Ministre. Nous savons qu’il va tout faire pour que dans les meilleurs délais on ait des solutions. Tout est en suspension, l’essentiel pour nous n’est pas tant de grever,mais c’est d’avoir des solutions à nos problèmes. Et comme on a été écouté aujourd’hui par le Ministre qui est chargé de la palabre nationale, nous croyons d’ici là, on aura le cœur apaisé dans l’intérêt des travailleurs.

Propos recueillis par L.B

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