Le 22 mai 2026, la fondation Tandem Muna a été le théâtre d’une soirée littéraire exceptionnelle, marquant la publication de deux ouvrages majeurs de l’écrivain et Avocat camerounais, Maître Joseph Claude BILLIGHA. Il s’agit notamment de l’ouvrage Rio dos Camaroes, la République des insultes? et Zeste de Nostalgie.
Cette cérémonie, qui a rassemblé des personnalités éminentes du monde littéraire, juridique et culturel, a connu la présence de Maître Anne Yolande Ngo Minyogog, Secrétaire de l’Ordre des Avocats au Barreau du Cameroun, et Christelle Noah, Directrice Générale de la maison d’édition Éclosion.

Deux œuvres littéraires qui promettent de marquer l’histoire littéraire du Cameroun qui, selon l’auteur, Maître BILLIGHA, homme à plusieurs casquettes notamment celle d’Avocat inscrit à l’ordre du barreau du Cameroun, ancien membre et trésorier de l’Ordre et celle d’écrivain, présente Rio dos Camaroes, la République des insultes?, préfacé par le Pr Ambroise Louison Essomba.
Rio dos Camaroes, livre abécédaire de 486 pages, explore avec profondeur et nuance le monde complexe des injures, offrant au lecteur une plongée dans l’histoire et la signification de ces mots qui blessent et divisent. La première de couverture, qui présente la carte d’Afrique, le Monument de la Réunification à Ngoa-Ekélé à Yaoundé et la statue de la Liberté à Déido dans la ville de Douala, est en soi un symbole puissant d’engagement de l’auteur pour un Cameroun plus inclusif et harmonieux.
Trempant le lecteur dans le vif du sujet, l’ouvrage présente “A” comme pour Ambazozo, lance un appel à la réflexion et à l’action. En explorant les mots qui divisent, l’auteur propose des solutions pour un Cameroun un et indivisible où la parole est utilisée pour construire et non pour détruire. À travers cet ouvrage, Me BILLIGHA nous invite à réfléchir sur l’importance de la langue et de la communication dans la construction d’une société plus harmonieuse.
Mais, Rio dos Camaroes, la République des insultes? est plus qu’un simple ouvrage sur les injures. C’est un véritable plaidoyer pour la tolérance, la compréhension et le respect mutuel, l’acceptation de l’autre. C’est un appel à l’action pour que les Camerounais prennent conscience de l’impact des mots sur leur société et travaillent ensemble pour construire un avenir plus radieux.
Parallèlement, le deuxième ouvrage ”Zeste de nostalgie”, présenté par Me BILLIGHA, est un recueil de poèmes qui nous transporte dans un univers de poésie d’avant, où les mots et les émotions se mêlent pour nous divertir et nous faire réfléchir. L’œuvre de 80 pages, composée de 44 petits chapitres, rend hommage à la poésie qui nous fait oublier les tracas du quotidien et nous rappelle l’importance de la créativité et de l’expression artistique. La première de couverture présente un village de l’ancien temps avec des maisons construites en banco, nous replonge dans le passé et donne un appétit aux lecteurs pour découvrir les trésors cachés de la poésie.
”Zeste de nostalgie” est également un clin d’œil à la poésie classique, avec la reprise du poème “Ô temps, suspends ton vol” de François Alphonse de Lamartine, tiré de son poème _Le Lac_ publié en 1820. Préfacé par l’Honorable Marlyse Tongo Douala Bell, ”Zeste de Nostalgie” est un véritable trésor pour les amateurs de la poésie.

Ces deux ouvrages présentés au public marquent un moment important dans le paysage littéraire camerounais, et il est à espérer qu’ils trouveront un écho auprès d’un large public, contribuant ainsi à la promotion de la littérature et de la culture camerounaise.
Maître BILLIGHA est un auteur prolifique qui a déjà publié plus de 4 ouvrages poétiques. Il nous offre aujourd’hui deux œuvres qui sont à la fois des réflexions profondes sur la société camerounaise et des hommages à la littérature et à la poésie.

Maître Joseph Claude BILLIGHA, Auteur,
”Nous devons tout faire pour rester des personnes civilisées ”
<< Ce livre parle de l’incivilité, des injures, des propos dénigrants, des propos haineux qui ont cours aujourd’hui dans notre pays. J’ai estimé que s’en était de trop, qu’il est temps que nous retournions dans la civilité et que chacun de nous prenne conscience du fait que, nous ne rendons pas service à notre pays lorsque nous nous insultons en longueur de journée dans les réseaux sociaux. Lorsque nous dénigrons, lorsque nous calomnions, ça détruit des vies et ça donne une image très négative du pays. C’est pour cette raison que dans mon livre j’ai posé la question en titre, je dit: Rio Dos Camaroes. Rio dos pour dire pour rentrer dans nos origines commune pour tous les camerounais. Que ceux qui ont la nostalgie de l’Allemagne,qui écrivent “Kamerun” ou que ceux qui sont de culture anglo-saxonne qui écrivent ”Cameroon” et que ceux qui sont même de section francophone qui écrivent ”Cameroun”. Toutes ces personnes là se retrouvent avec le Rio dos camaroes. Pourquoi faut-il que nous qui sommes frères et sœurs, puissions être des ennemis ? Passer notre temps à nous insulter au point où nous sommes devenus un continent ? Nous ne devons pas être un ”continent” de ”merde”. Nous devons tout faire pour rester des personnes civilisées. C’est normal d’être en désaccord, mais ces désaccords doivent se faire de manière civilisée, pas dans les injures. Les plus concernés sont les journalistes, les influenceurs qu’on retrouve dans les réseaux sociaux très régulièrement, les débateurs au niveau des émissions radio et télévision, qui utilisent souvent des termes inadmissibles, les hommes politiques, les followers, les footballeurs…>>
By Loraine Bagnek