Du 11 au 13 mai 2026, la Capitale tchadienne sera le Centre d’échanges et de discussions de plusieurs acteurs. Entre barrières douanières, sécurité des axes et performance portuaire, l’enjeu est clair: transformer cette artère vitale en moteur de croissance pour toute la zone CEMAC.

Dans une CEMAC en quête de relance, le Cameroun, le Tchad et la RCA se retrouvent dès demain lundi pour lever les obstacles sur leur artère économique commune. Le corridor transcamerounais doit devenir un modèle de solidarité logistique. L’intégration sous-régionale ne se décrète pas depuis les capitales. Elle se construit sur le terrain, conteneur après conteneur, kilomètre après kilomètre.

Le thème choisi pour cette édition est : « La facilitation du transit sur le corridor transcamerounais ». En pleine relance économique post-crise, les trois pays savent que leur avenir commun passe par cette route. Plus qu’un axe routier, le corridor reliant Douala et Kribi à N’Djamena et Bangui est l’artère vitale de la sous-région.

La délégation camerounaise, conduite par le Ministre des Transports Jean Ernest Masséna NGALLÈ BIBEHÈ, traduit une volonté politique claire notamment celle de faire du Cameroun le hub logistique du Golfe de Guinée. Piloté par Port-Synthèse, le forum veut transformer cette infrastructure en levier de compétitivité. L’urgence est de démanteler les barrières tarifaires et non tarifaires qui étranglent encore la fluidité des échanges et renchérissent le coût de la vie pour des millions de consommateurs tchadiens et centrafricains.

Durant trois jours, il sera question de faire le bilan sans complaisance des recommandations du 4ème Forum; une autopsie des difficultés vécues par les transporteurs sera également faite à travers un diagnostic complet. Tout ceci se déroule en atelier. Occasion pour les Directeurs Généraux des Ports Autonomes de Douala (PAD) et Kribi (PAK) de défendre les réformes de digitalisation et d’accueil des navires; à la Douane et au Guichet Unique (GUCE) de présenter les réformes pour fluidifier les frontières; au Conseil National des Chargeurs du Cameroun (CNCC) de présenter les intérêts des opérateurs économiques qui font vivre le corridor.

Au-delà des aspects techniques, N’Djamena accueille un acte diplomatique fort. Les tête-à-tête attendus entre le Ministre camerounais et son homologue tchadienne incarnent cette « solidarité logistique » indispensable pour faire face aux chocs exogènes qui frappent la CEMAC. Car faciliter le transit, c’est refuser que la géographie soit une fatalité pour les pays enclavés. C’est permettre au Tchad et à la RCA d’accéder à la mer dans des conditions compétitives. C’est offrir au Cameroun les débouchés qui justifient ses investissements portuaires massifs.

By Tjang Frida

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