Du 5 au 7 mai dernier à Yaoundé, l’Afrique universitaire a franchi une étape décisive pour la protection de l’enfant à travers les bases d’une coopération continentale ambitieuse. C’est ce qu’on peut retenir à l’issue de la première rencontre du Réseau africain des universités pour les droits de l’enfant, qui a réuni plus d’une quarantaine d’universités, publiques et privées, issues d’environ huit pays d’Afrique centrale, de l’Ouest et du Nord.

Un réseau qui se structure et s’ouvre
L’objectif est clair, celui de consolider ce jeune réseau et l’élargir à d’autres pays africains. « Il ne s’agit pas de mes capacités personnelles, mais du reflet de plusieurs années de discussion, de recherche et d’échange entre nous », a souligné le Pr Herbert Robinson. La priorité des trois prochaines années sera de formaliser les textes fondamentaux, définir les procédures, le budget et les actions à court, moyen et long terme. Cette collaboration entre le Cameroun et les universités africaines marque le début d’un mouvement continental structuré pour faire avancer les droits de l’enfant, de l’amphi aux communautés

Avec près de 20 universités camerounaises déjà engagées, aux côtés d’établissements d’Algérie et d’Afrique de l’Ouest, le réseau compte désormais une quarantaine de membres. L’ambition est d’associer rapidement toutes les régions du continent.

Les centres des droits de l’enfant au cœur du dispositif
Les participants ont reconnu le rôle crucial des centres des droits de l’enfant implantés au sein des universités notamment la promotion, recherche, enseignement, mais aussi, l’action directe dans les communautés pour permettre à ces centres de devenir des leviers concrets. Un appel a été lancé à toutes les universités ne disposant pas encore de structure dédiée pour en créer une.

Des paroles aux actes pour les enfants
« Il ne s’agit pas seulement de faire de la théorie. Le mouvement vise des résultats tangibles : le maintien des enfants à l’école, la prévention des violences, la lutte contre le mariage des enfants, etc. La recherche universitaire doit se traduire en solutions pratiques sur le terrain » a insisté Pr Ibrahim N’diaye.

Au terme de plusieurs jours d’échanges, de collaboration, de discussions…, plusieurs résolutions ont été adoptées parmi lesquelles figure la création d’un organe de coordination et l’élaboration d’une charte pour encadrer le fonctionnement du réseau.

Prochaine étape : la Gambie
La Gambie, qui a établi son propre centre des droits de l’enfant en décembre 2020, accueillera la deuxième réunion du réseau. En partenariat avec l’UNICEF Gambie, le pays se prépare à recevoir les vice-chanceliers et représentants des universités membres. Les dates seront fixées prochainement.

By Tjang Frida

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