Le 17 mars 2026, une séance de travail interactive animée par le Ministre des Travaux Publics et le Directeur Général de la BAD pour l’Afrique Centrale, consacrée au suivi-évaluation du portefeuille des projets à financement conjoint, a permis d’aborder plusieurs points susceptibles de booster l’exécution des projets routiers relevant de ce portefeuille.

Ces points concernent principalement l’accélération de la mise en œuvre des projets, à la mobilisation de financements additionnels, à l’amélioration de la qualité du portefeuille et au renforcement de la gouvernance et des performances des équipes techniques.

Au cours de cette rencontre, les deux parties ont convenu d’accélérer la mise en œuvre des projets d’infrastructures routières, dont les impacts sur les conditions de vie des populations restent fortement attendus. Il a été souligné à l’unanimité que ces projets contribuent non seulement à la mobilité, mais également à la cohésion sociale, notamment dans certaines régions sensibles où les infrastructures routières jouent un rôle stabilisateur.

Les échanges ont en outre permis de relever la nécessité d’intensifier le travail technique conjoint en amont, notamment sur les dossiers d’acquisition et les études. L’objectif est de garantir une meilleure maturité des projets avant leur validation finale, afin de réduire les délais et d’optimiser leur mise en œuvre.

Dans cette dynamique, les partenaires ont identifié plusieurs projets et activités susceptibles d’être reportés sur un financement additionnel en préparation. Cette mesure vise à relancer certaines composantes en suspens et à assurer l’atteinte complète des objectifs initiaux des projets concernés.

Les discussions ont également porté sur la célérité dans la signature des accords de financement déjà approuvés. À cet effet, un accent particulier a été mis sur le projet de désenclavement de la zone Est, portant sur la construction de 156 km de routes pour un montant de 309 millions d’euros. Les deux parties ont insisté sur l’urgence d’accélérer le processus en vue de la signature et du démarrage rapide des travaux, au regard de l’importance stratégique de ce projet pour le développement économique et social.

Par ailleurs, une avancée majeure a été enregistrée avec la disponibilité de la Guinée équatoriale à financer la construction d’un pont sur un fleuve transfrontalier. Cette annonce, saluée par le MINTP, ouvre des perspectives concrètes pour le renforcement de l’intégration régionale et l’amélioration de la connectivité.

S’agissant des projets en difficulté, il a été décidé de ne pas reconduire les opérations les plus anciennes, notamment celles âgées de plus de dix ans n’ayant pas atteint leurs objectifs. Une restructuration du portefeuille est engagée afin de privilégier des projets plus performants et mieux alignés sur les priorités actuelles. Dans ce cadre, certaines activités suspendues seront intégrées dans de nouveaux projets et bénéficieront de financements additionnels.

Les discussions ont également porté sur la valorisation de financements extérieurs, notamment ceux de l’Union Européenne, pour soutenir des activités à fort impact socio-économique. De même, la qualité du portefeuille, l’un des plus importants de la BAD dans le secteur des transports, a fait l’objet d’une attention particulière.

Enfin, la question de la gouvernance a été abordée, avec un accent sur la transparence, la qualité des procédures de passation des marchés et le respect de l’indépendance des mécanismes d’évaluation. Le renforcement des capacités des ressources humaines, à travers l’audit de la Cellule des projets routiers, s’inscrit dans cette logique d’amélioration continue.

Le Ministère des Travaux publics (MINTP) a indiqué que la Banque africaine de développement (BAD) joue pleinement son rôle d’appui technique et financier dans la mise en œuvre des projets routiers. Les deux institutions ont également examiné les résultats de l’audit des personnels de la Cellule des projets routiers, dans l’optique d’améliorer de façon continue la performance du portefeuille.

À travers cette séance de travail, le MINTP et la BAD réaffirment leur volonté commune de faire du secteur routier un levier essentiel de développement, au service du bien-être des populations et de la cohésion nationale.

MINTP

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

Sign Up for Our Newsletters

Get notified of the best deals on our WordPress themes.

You May Also Like

Pont sur le fleuve Nyong à Malombo: l’entreprise s’installe sur le site

L’entreprise CFHEC mène des actions sur le terrain depuis la signature de…

Nationale N3: Kalyon Holding s’intéresse à la réhabilitation de la section Bekoko-Limbe-Idenau

C’est ce qu’on peut retenir de l’audience accordée par le Ministre des…

Pénétrante Est de la ville de Douala: les travaux d’aménagement évalués à 56,8%.

Exécutés par l’entreprise MAG SARL, la pose de la couche de fondation…

Route Edea-Dizangue-Mouanko phase1: Vers une nouvelle contractualisation pour les travaux de bitumage

Suite aux manquements du Groupement Zuidaf Sarl/FredexGroup constatés le 12 avril 2024,…