C’était à la faveur d’un atelier organisé par la Fondation International Cocoa initiative (ICI), du  16 au 19 mars 2026, à l’hôtel la Falaise de Yaoundé avec pour objectif, de donner aux acteurs majeurs  de l’information, des outils pertinents, à même de favoriser une communication contribuant à la durabilité de la filière cacao au Cameroun, qui tient aussi de l’absence du travail des enfants.

La durabilité de la filière cacao est un impératif qui s’impose à tous les pays d’Afrique producteurs de cette fève. Ils sont appelés à observer plusieurs règles pour que le cacao produit localement continue d’être exporté dans la zone de l’Union Européenne et soit acheté. L’UE consomme entre 60 à 70% du cacao produit en Afrique. Le Cameroun dans ce sillage se doit d’observer les règles de l’Union Européenne qui proscrit le travail des enfants dans la filière cacao, aux risques de voir son cacao refoulé et cela constituera, à n’en point douter, un manque à gagner criard aussi bien pour les États membres de l’UE, que pour les agriculteurs. D’où la pertinence de cet atelier organisé par la Fondation ICI, à l’intention des journalistes qui a eu le mérite de plancher sur la question du travail des enfants dans la filière.

Durant 4 jours, les participants à l’atelier ont abordé plusieurs points de la filière cacao, il s’agit de la présentation de la filière cacao, son environnement et ses défis notamment: la définition des concepts de base liés au travail des enfants ; les exigences internationales en matière de lutte contre le travail des enfants dans la chaîne de valeur du cacao ; le cadre juridique et institutionnel du travail des enfants ; les causes et conséquences du travail des enfants ; la présentation du système de suivi et de remédiation du travail des enfants. A ce package,  il faut ajouter la présentation de ICI ; ses outils, ses méthodes et techniques de sensibilisation à la lutte contre les Pires formes de travail des enfants (PFTE). Le tout assorti, des travaux en atelier, mettant en avant des productions journalistes, la restitution des travaux, les échanges avec les encadreurs, le partage d’expériences.

Le référent central de cette plateforme d’échanges était incontestablement l’enfant qui est un être vivant qui a moins de 18 ans. Selon la législation, le travail des enfants est toute activité qui est susceptible de nuire à sa santé, à sa croissance, à son épanouissement, et même à son éducation. Également, dans la filière cacao,  certains travaux sont autorisés pour l’enfant. Il s’agit notamment, de l’extraction des fèves en présence des adultes, le séchage des fèves en présence des parents, le ramassage des cabosses d’un petit volume. Le bémol ici est que ces travaux dits légers ne doivent pas excéder un certain temps.

Des travaux interdits aux enfants ont aussi été identifiés dans le domaine de la cacao culture, il s’agit entre autres de la manipulation des produits chimiques, l’épandage et l’écabossage avec les outils tranchants, la conduite des engins à deux roues, etc.  D’autres informations ont été révélées lors de cet atelier, à savoir les causes du travail des enfants qui sont : l’ignorance, le poids de la tradition, la pauvreté, le mariage précoce, le besoin de main d’œuvre… 
Interactivité au menu
Du premier module au dernier, en passant par les travaux en atelier, ainsi que l’évaluation de la journée, l’approche de ces assises se voulait participative. A la suite de chaque exposé sur un module,  le temps était à l’évaluation afin que les participants puissent partager ce qu’ils ont retenu. On en veut pour preuve, les exigences internationales, en matière de lutte contre le travail des enfants, le système de suivi et de remédiation du travail des enfants ( SSRTE).

Sur le SSRTE, les séminaristes ont été édifiés sur le fait que sa mise en branle consiste en l’identification, la remédiation ainsi que le suivi, le tout encadré par la sensibilisation.
ICI
L’atelier de renforcement des capacités des journalistes est une initiative de la Fondation International Cacao Initiative qui est une réponse au protocole Harking- Engel, accord international visant à éliminer les Pires formes de travail des enfants dans la chaîne d’approvisionnement du cacao. Depuis son implantation au Ghana et en  Côte-d’Ivoire,  ICI se revendique une œuvre éloquente dans la démarche qui consiste à débarrasser  la filière cacao,  le travail des enfants. C’est dans cette même logique que cette fondation qui a obtenu son autorisation du ministère de l’administration territoriale en novembre 2025, d’exercer sur le territoire territoire camerounais, a décidé de renforcer les capacités des journalistes. Ceci, dans le but de leur permettre en tant que relais sociaux, de mieux porter le plaidoyer auprès des coopératives, des cacaoculteurs, en vue de la durabilité de la filière.

L’atelier qui a connu un franc succès et qui préfigure du déploiement de ICI au Cameroun visait plusieurs objectifs, au rang desquels : l’approfondissement de la compréhension du travail des enfants dans la cacaoculture ; la clarification des concepts juridiques et les engagements internationaux ; ainsi que promouvoir un traitement médiatique éthique, documenté et constructif de la question, entre autres.

Suzanne MAAH
     

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