Éditorial du 28 mars 2026 signé par le Capitaine de Vaisseau Cyrille Atonfack Guemo, DIVCOM-MINDEF.

Au regard de l’onde émotionnelle qui a submergé le monde avec l’irruption du fait terroriste au Cameroun, pays jusqu’alors réputé pour sa paix, sa sécurité et son hospitalité, nombreux sont ceux qui, de bonne foi, s’étaient inquiétés au sujet de la capacité de notre pays à faire face à ce péril, dont les coups de boutoirs avaient amené bien d’autres pays au seuil de la déliquescence.

Grande sera alors la surprise, et immense le soulagement, de voir que notre pays faisait mieux que résister au danger. Passé l’instant de sidération provoqué par la nouveauté du phénomène, nous sommes montés au créneau, repris l’initiative, endigué l’expansion projetée, et réduit le terrorisme à sa portion congrue. Ce résultat digne d’éloges, nous le devons à nous-mêmes. Au patriotisme de nos populations. Au professionnalisme de notre appareil sécuritaire.

Avec le retour progressif à la normale dans les zones un temps affectées, nos populations des Régions administratives de l’Extrême-Nord, du Nord-Ouest et du Sud-Ouest percutées de plein fouet par la bourrasque inhumaine et déshumanisante, de nouveau se délectent des chatoyantes couleurs de la vie, à mesure que s’estompent les sombres horreurs du spectre mortifère.

D’un autre côté, il se trouve des personnes et des entités, manifestement courroucées de constater cette évolution contraire d’un mouvement qu’ils auraient voulu infernal, irrésistible et interminable. Il faut dire qu’ils avaient misé gros, dans une sanglante équipée espérée lucrative. Tout est pourtant mis en œuvre pour décrocher un retour sur investissement, bien parti pour ne jamais se produire.

Aux ordres de commanditaires désormais clairement identifiés, ces personnes et officines d’influence, tous activistes du chaos, n’ont de cesse de manifester de manière plutôt forcenée leur contrariété, au point de s’atteler à torpiller le processus de normalisation en cours. Sorties épistolaires périodiques reprenant tels des refrains, de sempiternelles imputations d’exactions supposément commises par nos Forces de Défense et de Sécurité. Et comme pour faire bonne mesure, ces exactions alléguées viseraient en particulier des personnes présentant des déficiences mentales.

Un peu moins grotesques mais tout aussi graves, sont ces autres allégations de saccages, de pillages des établissements scolaires, des infrastructures médico-sanitaires, sans oublier des biens privés. Ici aussi, sans que le moindre élément de preuve ne vienne étayer ce qui s’apparente à de lamentables manœuvres d’intoxication, juste destinées à jeter l’opprobre sur le prestige populaire de nos vaillants défenseurs.

Nous avons dit lamentables manœuvres, et c’est peu dire. À la vérité, nos chers barbouzes droits-de-l’hommistes tirent carrément le diable par la queue, à mesure que s’appauvrit le terreau de la violence terroriste sur notre sol. En manque d’échos d’attentats ou d’affrontements, à court d’imagination pour entretenir l’imposture, initiateurs, exécutants et caisses de résonance en sont réduits à recycler d’anciens mensonges, dans une tentative désespérée de maintenir ouvert le flot de la rente financière.

Mais sans jouer les précepteurs de conscience, nous invitons instamment les ennemis du Cameroun à se refaire une santé idéologique et réputationnelle, en se joignant notamment au concert des voix appelant à la cessation totale des violences aveugles, en se joignant, pourquoi pas, aux actions de reconstruction des zones sinistrées. Une façon plus bénéfique, plus efficace et plus humaniste de défendre les Droits de l’Homme.

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