Les deux bras télécoms de l’État camerounais veulent désormais avancer ensemble. La Directrice générale de CAMTEL, Judith Yah Sunday épse Achidi, et le Directeur général de la SOCADEL, Oumarou Hamandjoda, ont tenu une séance de travail stratégique consacrée à un enjeu majeur : la mutualisation des infrastructures télécoms.
Et si la solution aux difficultés de connectivité passait aussi par la collaboration ?
C’est le pari fait par CAMTEL et la SOCADEL. Réunis à Douala le 8 septembre 2026, les responsables des deux entreprises publiques ont échangé sur les moyens de renforcer les synergies entre leurs structures et d’optimiser l’utilisation des infrastructures télécoms existantes.
L’objectif est clair : éviter les doublons, réduire les coûts de déploiement et améliorer la qualité des services offerts aux populations camerounaises.
mutualiser plutôt que dupliquer
La mutualisation des infrastructures constitue le cœur de cette démarche.
Concrètement, plutôt que de multiplier les investissements et les installations pour des besoins similaires, les deux entreprises entendent favoriser le partage et l’exploitation optimale des infrastructures disponibles.
Cette approche pourrait notamment permettre :
- une meilleure efficacité, grâce à une réduction des travaux et des délais de déploiement ;
- une optimisation des ressources, en limitant les investissements redondants ;
- un réseau plus robuste et résilient, grâce à une meilleure coordination des infrastructures ;
- une amélioration de la qualité de service, au bénéfice des utilisateurs. Au-delà de l’aspect purement technique, cette initiative traduit également une volonté de renforcer la coordination entre les entreprises publiques intervenant dans le secteur numérique.
Faire bloc pour renforcer la souveraineté numérique
Dans un marché télécoms où les opérateurs privés occupent une place importante, le rapprochement entre CAMTEL et la SOCADEL constitue un signal fort.
L’enjeu est de faire des infrastructures publiques un véritable levier de développement numérique, en favorisant la complémentarité plutôt que la duplication des efforts.
La vision affichée à l’issue de la rencontre est celle d’une collaboration plus étroite, destinée à créer des synergies, renforcer la performance des services et contribuer concrètement à améliorer le quotidien des populations camerounaises.
Si cette dynamique se concrétise pleinement sur le terrain, les usagers pourraient, à terme, bénéficier d’une meilleure couverture, d’une plus grande résilience des réseaux et d’une connectivité plus efficace.
À Douala, le message est donc clair : pour mieux connecter les Camerounais, les infrastructures publiques doivent d’abord être mieux connectées entre elles.
Suzanne Maah