Du 14 au 16 septembre 2026, l’Association des Régions du Cameroun (ARC) réunit à Garoua, les présidents des dix Conseils régionaux pour son Assemblée générale placée sous le thème : « 10 Régions, une vision commune pour un Cameroun uni et prospère ».
Un rendez-vous majeur pour les exécutifs régionaux, qui entendent dresser le bilan des premières années de fonctionnement des Régions et définir de nouvelles priorités pour accélérer la décentralisation.
Les dix Régions autour d’une même table
Pour cette session de l’ARC, les dix présidents des Conseils régionaux ont fait le déplacement de Garoua. De l’Extrême-Nord au Sud, du Littoral à l’Est, les exécutifs régionaux sont réunis autour d’une même ambition : renforcer la coopération interrégionale et faire de la décentralisation un véritable instrument de développement local.
Les travaux ont été ouverts en présence du Ministre de la Décentralisation et du Développement Local, Georges Elanga Obam, aux côtés du Gouverneur de la Région du Nord.
Le président de l’ARC, Gilbert Tsimi Evouna, par ailleurs Président du Conseil régional du Centre, a placé cette rencontre sous le signe d’un nouveau départ pour les Régions, désormais engagées aux côtés de l’État dans l’amélioration des conditions de vie des populations.
Des enjeux très concrets sur la table
Durant trois jours, les échanges doivent porter sur plusieurs défis majeurs auxquels sont confrontées les collectivités régionales.
Les ressources humaines, d’abord, avec la nécessité d’attirer, de former et de retenir les compétences nécessaires au fonctionnement efficace des administrations régionales.
Les finances, ensuite, avec la question centrale de l’autonomie financière et du financement effectif des compétences transférées aux Régions.
Les infrastructures constituent également un chantier prioritaire : routes régionales, établissements de formation, infrastructures sanitaires et autres équipements de proximité.
Enfin, les questions sociales et sanitaires devraient occuper une place importante dans les discussions, avec une préoccupation centrale : rapprocher davantage l’action publique des populations.
Vers une nouvelle étape de la décentralisation
Au-delà du bilan, l’Assemblée générale de Garoua doit permettre de consolider l’ARC comme cadre de concertation, de solidarité entre les Régions et de plaidoyer auprès de l’État.
Six ans après les premières élections régionales de 2020, les Régions veulent désormais franchir un nouveau cap et transformer progressivement les compétences qui leur sont confiées en réalisations concrètes sur le terrain.
Garoua 2026 pourrait ainsi marquer une étape importante dans la construction de la décentralisation camerounaise : celle d’un passage plus affirmé des textes aux réalisations.

Tjang Frida