Dans le cadre de la reconstruction de la route Mora-Dabanga-Kousseri, une mission d’information et de sensibilisation s’est déployée du 16 au 18 septembre 2026 dans les départements du Mayo-Sava et du Logone-et-Chari.
Objectif : informer les populations riveraines sur le mécanisme de gestion des plaintes et renforcer la prévention sdes violences basées sur le genre.
La reconstruction de l’axe Mora-Dabanga-Kousseri intègre un dispositif destiné à préserver les droits et l’intégrité des populations vivant le long du tracé. Celui-ci repose notamment sur un Mécanisme de gestion des plaintes (MGP) ainsi que sur des mesures de prévention et d’atténuation des violences basées sur le genre.
Du 16 au 18 septembre, l’équipe du consultant chargé de la mise en œuvre de ce mécanisme a rencontré différents acteurs locaux dans plusieurs localités de la région de l’Extrême-Nord. La mission a notamment concerné Mora et Waza, ainsi que les localités de Doulo et Tayéré dans le Mayo-Sava, et Diguina et Salé dans le Logone-et-Chari.

Les autorités traditionnelles associées au dispositif
Au cours de la mission, le cahier des charges du consultant a été présenté aux autorités administratives et traditionnelles. À Mora, une séance de travail a notamment eu lieu avec le Sultan du Wandala, Sa Majesté Mohamad.
L’autorité traditionnelle a exprimé son intérêt pour le projet et souligné l’importance de l’implication des leaders communautaires et des populations locales dans sa mise en œuvre.
À Tayéré, les échanges avec les femmes leaders ont notamment porté sur les campagnes de sensibilisation déjà menées auprès des femmes et des filles de l’arrondissement, ainsi que sur les missions assignées au consultant dans le cadre du projet routier.
Un dispositif dans une zone particulièrement fragile
L’itinéraire du projet traverse une zone confrontée à des enjeux sécuritaires et humanitaires importants, où les populations sont exposées aux conséquences des violences terroristes.
Dans ce contexte, le mécanisme doit permettre d’accompagner les riverains dans leurs interactions avec les différents acteurs du projet, de faciliter le traitement des plaintes et de renforcer la prévention des violences basées sur le genre.
À travers ce dispositif, les responsables du projet entendent ainsi renforcer l’information des communautés et créer des cadres permettant aux populations concernées de faire connaître leurs préoccupations tout au long de la mise en œuvre de la reconstruction de la route Mora-Dabanga-Kousseri.
Azang Fallone