À l’occasion de la Journée internationale de la paix, célébrée ce 21 septembre 2026, la Commission des droits de l’homme du Cameroun (CDHC) à travers une déclaration, appelle à faire de la paix une construction collective et quotidienne.
La CDHC met en garde contre les effets de la corruption sur la cohésion sociale et recommande un renforcement de la protection des populations dans les zones exposées aux violences.
Placée cette année sous le thème « Investir dans la paix – Pour tous, partout, chaque jour », la Journée internationale de la paix rappelle, selon la CDHC, que la paix ne se construit pas uniquement dans les enceintes diplomatiques. Elle repose également sur l’action quotidienne des acteurs locaux, des institutions et des communautés, capables de restaurer la confiance, de renforcer la cohésion sociale et de prévenir les violences.
La Commission salue à cet égard les efforts engagés par les pouvoirs publics et leurs partenaires en faveur de la promotion et de la protection du droit à la paix, du vivre-ensemble et de la stabilité. Elle cite notamment la participation d’une délégation camerounaise, conduite par le ministre des Finances, à la 5e Conférence ministérielle internationale « No Money for Terror », organisée le 19 mai 2026 à Paris, consacrée notamment au renforcement de la coopération contre les flux financiers illicites susceptibles d’alimenter le terrorisme.
La corruption, un frein à l’investissement dans la paix
Dans sa déclaration, la CDHC accorde une place importante à la lutte contre la corruption. Selon elle, ce phénomène fragilise les institutions, détourne des ressources destinées aux populations et contribue à éroder la confiance des citoyens envers les pouvoirs publics.
La Commission estime également que la corruption peut accentuer les inégalités, l’exclusion et les injustices sociales, créant ainsi un environnement susceptible de favoriser les tensions et les violences.
Dans le contexte du thème de cette édition, la CDHC considère donc la corruption comme un obstacle majeur à l’investissement durable dans la paix, dans la mesure où elle prive les politiques publiques de ressources nécessaires à la cohésion sociale, à la justice, à la sécurité et au développement inclusif.
La protection des civils est au cœur des recommandations
La Commission revient également sur ses actions en matière de prévention des violences et de protection des droits humains. Elle rappelle notamment avoir publié, le 21 janvier 2026, un communiqué condamnant le massacre de 14 civils issus de la communauté Mbororo, perpétré le 14 janvier 2026 à Gidado, dans l’arrondissement de Ndu, région du Nord-Ouest, et attribué dans son communiqué à des groupes terroristes sécessionnistes.
Face aux attaques visant notamment les établissements scolaires, les civils, les Forces de défense et de sécurité et les symboles de l’État, la CDHC recommande au ministère de la Défense (MINDEF) et à la Délégation générale à la Sûreté nationale (DGSN) de renforcer les dispositifs de protection.
Une attention particulière est demandée pour les populations civiles, les chefs traditionnels, le personnel enseignant, les élèves, les personnels de santé ainsi que les forces de sécurité engagées dans des zones exposées aux attaques dans les régions du Nord-Ouest, du Sud-Ouest et de l’Extrême-Nord.
À travers cette déclaration, la CDHC réaffirme ainsi que l’investissement dans la paix passe aussi par la lutte contre la corruption, la protection effective des populations, la prévention des violences et le renforcement de la confiance entre les institutions et les citoyens.
CDHC