Le Ministre du Travail et de la Sécurité Sociale Grégoire Owona a présidé ce 19 février 2024 à Yaoundé l’ouverture des concertations sur le Salaire Minimum Interprofessionnel Garanti et les questions connexes suite au réajustement du prix du carburant à la pompe.
L’objectif vise à atténuer les effets de l’augmentation du prix du carburant à la pompe survenu depuis le 02 février 2024 par le Gouvernement suite aux mesures d’accompagnement édictées par le Chef de l’État, et d’envisager avec le patronat et les organisations syndicales, la réouverture des discussions et l’examen des différentes propositions sur le SMIG.
A cet effet, Grégoire owona a engagé lesdites négociations bilatérales tout d’abord avec le Patronat afin fixer et définir les contours de ses rencontres et ensuite avec les organisations syndicales du secteur du travail dans l’optique de définir également les contours de ladite rencontre et d’aboutir à une solution qui arrange toutes les parties étant donné que la décision finale devra être prise au cours d’une concertation tripartite entre le gouvernement, le patronat et les travailleurs.

Durant ces échanges, plusieurs propositions ont été énumérées au MINTSS par Le Président de l’Union des Travailleurs du Cameroun, Isaac Bissala notamment la revalorisation du Smig à 100 000 FCFA pour les travailleurs, l’augmentation des pensions retraite, la négociation des conventions collectives…<< C’est à partir des conventions collectives qu’ont pourra relever le niveau de vie de tous les travailleurs>> a-t-il souligné.
Face à tout ceci, l’administration du travail est ainsi mobilisée pour contribuer à atténuer les tensions sociales et à apaiser la situation actuelle. Notons que ces assises marquent la première étape d’une série de concertation avec les acteurs sociaux, un dialogue social qui devrait aboutir à une nouvelle revalorisation du Smig au Cameroun.
Pour rappel, la dernière revalorisation du SMIG intervenue le 21 mars 2023, fixe le SMIG à 41.875 FCFA pour les Agents de l’Etat relevant du Code du Travail; 45.000 FCFA pour le secteur agricole et 60.000 FCFA pour tous les autres secteurs d’activités. Ce SMIG est en cours d’implémentation dans le monde du travail à travers notamment l’actualisation des Conventions Collectives. A date, plusieurs secteurs d’activités se sont arrimés à l’instar des entreprises relevant de l’exploitation forestière, du Commerce et des Hydrocarbures. D’où le Patronat exige pour sa part l’accompagnement en vue d’alléger les charges des entreprises déjà fortement impactées par les effets de la crise Russo-Ukrainienne et la pandémie de COVID-19.
Tjang Frida