Le Comité National de Lutte contre le Travail des Enfants a tenu sa session 2026 le 2 juillet dernier à l’effet de faire un bilan du PANETEC, évaluation des Conventions OIT 138 et 182, et nouvelles recommandations. Les travaux dirigés par le Ministre du Travail et de la Sécurité Sociale, Grégoire Owona ont réunis plusieurs institutions parmis lesquelles les représentants du MINTSS, MINAS, MINEFOP, MINPROFF, MINJUSTICE, MINADER, MINEDUB, SED-GN, DGSN, INS, ainsi que les partenaires techniques et sociaux.
Alors que l’échéance de 2025 fixée par l’ODD 8.7 approche, le Gouvernement camerounais passe à la vitesse supérieure. Le Comité National de Lutte contre le Travail des Enfants, créé par Arrêté n°062/CAB/PM du 23 juin 2020 a pour objectif de : faire le point, accélérer, et formuler des actions concrètes pour éradiquer le travail des enfants sur toute l’étendue du territoire.
1,6 million d’enfants concernés
Selon l’enquête de l’INS de 2007, 27,9% des enfants de 5 à 17 ans, soit 1 673 184 enfants, étaient astreints à des travaux à abolir. Parmi eux, 4,4% soit 266 594 enfants effectuaient des travaux dangereux. Le constat est sans appel : 71% de ces enfants sont exploités dans l’agriculture, la pêche et la sylviculture. Le travail des enfants est donc d’abord un problème rural. Au niveau mondial, l’OIT estime à 160 millions le nombre d’enfants touchés.
PANETEC et ODD 8.7 au cœur des débats
Adopté en 2017 et actualisé en 2020, le Plan d’Action National pour l’Élimination des pires formes de Travail des Enfants (PANETEC) est la feuille de route du Cameroun. Il s’articule autour de six axes notamment : législation, éducation, protection sociale, emploi, coordination.
Membre de l’Alliance 8.7 depuis mai 2020 sur Très Hautes Instructions du Président Paul BIYA, le Cameroun a aussi ratifié les Conventions OIT n°138 sur l’âge minimum et n°182 sur les pires formes de travail. La session 2026 a permis de : -Faire le bilan de la mise en œuvre des recommandations de la session d’août 2025.
-Présenter l’évaluation finale du PANETEC pour mesurer les progrès réels. -Examiner le rapport de l’étude sur l’application des Conventions 138 et 182 de l’OIT.
-Valider le rapport national* sur le travail des enfants.
-Formuler de nouvelles recommandations pour intensifier l’action avant 2025.
Cette composition quadripartite reflète la volonté du Gouvernement à travers une réponse coordonnée, impliquant l’État, les employeurs, les travailleurs et la société civile.
Suzanne Maah