Éditorial du 18 juillet 2026 signé par le Capitaine de Vaisseau Cyrille Atonfack Guemo, DIVCOM-MINDEF.
Dans notre monde actuel, il semblerait que l’hypocrisie, l’imposture, la perfidie et la violence soient devenues les facteurs si ce n’est déterminants, du moins les plus en vogue de cette nouvelle façon de vivre. Ainsi, et par le biais de tous les supports de communication, voire de tous les moyens et pratiques hier encore moralement répréhensibles, untel déclare combattre le terrorisme qu’il finance pourtant, tel autre se proclame gardien de l’universelle morale et encourage la perversion, tel autre encore prétend prôner la liberté d’entreprendre, tout en promouvant un diktat financier monopolistique.
Ne parlons même pas de ces mécènes de la prospérité pour tous, qui entretiennent la paupérisation de tous, y compris les pseudo-apôtres de la liberté d’expression, véritables thuriféraires de la pensée unique. Pas plus que nous ne parlerons de ces ardents protecteurs de l’innocence de la jeune fille, pourtant grands amateurs de chair fraîche. Permettons-nous cependant, de ne pas verser dans ce panier des acteurs de notre décrépitude civilisationnelle humaine, nos sympathiques amis de l’industrie droits-de-l’hommiste.
Dans notre société actuelle, tout ou presque se passe comme si l’humanité, notre humanité, n’était pas encore assez déstabilisée par les guerres, les famines, les épidémies et les épizooties. Le nombre de malheurs et de réfugiés n’étant pas assez alarmant aux yeux des plus puissants, c’est à tour de bras que l’on s’investit à détruire méthodiquement et cyniquement l’homme et son patrimoine, la terre, l’homme et son avenir : la jeunesse.
Autant sans vergogne ni scrupules la terre est mise à sac, ravagée, défigurée au-dessus comme en dessous, empoisonnée pour des siècles, autant la descendance humaine est violée, violentée, tourmentée, déboussolée et désespérée par de sordides esprits. De prétendus émancipateurs aux desseins esclavagistes, de vrais génocidaires sous les oripeaux d’un philanthropisme artificieux, spécieux et aliénateur.
Dans notre société actuelle, les jeunes, nos jeunes gens, nos bien-aimés filles et garçons, sont la cible de prédateurs des corps et des consciences, habiles dans la manipulation de la juvénile intelligence, habiles dans la déformation de la réalité et le travestissement de la vérité, maîtres dans l’art de jeter l’opprobre sur la probité et d’exalter la perversité. À coups de montages audiovisuels mystificateurs, les jeunes sont asservis, réduits à se construire un horizon de décombres, initiés au dédain du séculaire, formés à la haine de leur semblable.
Avec ces vautours d’un genre nouveau, l’assouvissement des attentes légitimes ne s’inscrit plus dans la lucidité de la persévérance, mais dans la confusion de l’immédiateté.
Déjà, le danger de déshumanisation de notre descendance se fait ressentir dans la société, depuis la cellule familiale, jusqu’à l’échelle de la nation. Cette dérive devrait nous préoccuper tous autant que nous sommes. La seule dénonciation est insuffisante. La moindre tolérance est suicidaire. Pour rattraper un tant soit peu ce dérapage, il convient de se rappeler nos racines. De revenir à cette rigueur morale qui a forgé les grands esprits dont nous chérissons aujourd’hui la mémoire.
Sachons rester vigilants, sachons rester patriotes,
Sachons définitivement aimer et protéger notre pays. /-