Réunis à Yaoundé depuis le 17 septembre 2026, les acteurs de la coopération forestière d’Afrique centrale examinent et valident techniquement les orientations du futur Plan de convergence 2026-2035, appelé à définir les priorités communes de la sous-région pour la prochaine décennie.
Après plusieurs consultations et propositions, le processus de révision du Plan de convergence de la Commission des Forêts d’Afrique centrale (COMIFAC) entre dans une phase déterminante. Pendant deux jours, les participants passent en revue les différentes orientations retenues pour le nouveau document stratégique.
Une décennie de coopération forestière à préparer
Cette nouvelle étape s’inscrit dans la continuité de la coopération sous-régionale engagée avec la Déclaration de Yaoundé de 1999. Elle avait notamment conduit à l’élaboration du premier Plan de convergence, couvrant la période 2005-2014, puis d’un deuxième document pour 2015-2025.
Le futur Plan de convergence devra prendre le relais pour la période 2026-2035, avec l’ambition d’adapter les politiques forestières régionales à l’évolution des enjeux environnementaux.
Le changement climatique au cœur des nouvelles priorités
Le nouveau document intervient dans un contexte marqué par l’accélération des défis liés au changement climatique, à la conservation de la biodiversité et à la gestion durable des ressources forestières.
Les discussions accordent également une attention particulière à la participation des communautés locales et des peuples autochtones, considérée comme un élément important de la gouvernance et de la gestion durable des forêts.
Les différents axes du projet sont ainsi examinés afin d’en apprécier la cohérence avec les réalités et les priorités des pays membres de la COMIFAC.
Vers une validation technique du document
Au terme des deux jours de travaux, les participants devraient parvenir à une version techniquement validée du Plan de convergence 2026-2035.
Cette validation constituera une étape supplémentaire avant les prochaines phases du processus, notamment l’adoption du document par les instances compétentes et son entrée dans sa phase de mise en œuvre.
Au-delà du seul secteur forestier, le futur Plan entend ainsi renforcer la coordination des politiques environnementales des pays d’Afrique centrale autour d’objectifs communs pour la prochaine décennie.
Louis Arthur Efila