Avec une capacité de production appelée à passer de 55 000 à 123 000 m³ par jour, la station de Japoma représente un investissement stratégique pour l’approvisionnement en eau potable de Douala. À l’approche de la fin des travaux, CAMWATER intensifie le dialogue avec les populations riveraines afin de préserver les ressources hydriques et de garantir la pérennité de cette infrastructure.
L’augmentation de l’offre en eau potable à Douala ne dépend pas uniquement des performances techniques des installations. Elle repose également sur la protection des ressources naturelles qui alimentent les unités de production. C’est tout l’enjeu de la campagne de concertation et de sensibilisation menée par la Cameroon Water Utilities Corporation (CAMWATER) du 24 au 30 octobre 2026 autour de la station de Japoma.
À travers cette initiative, l’entreprise entend responsabiliser les communautés riveraines sur les risques de pollution, l’occupation anarchique des espaces environnants et la préservation du patrimoine hydraulique.
Japoma, un investissement stratégique pour Douala
Le projet de réhabilitation et d’extension de la station vise à porter sa capacité de production de 55 000 à 123 000 m³ d’eau par jour, soit une augmentation de plus de 123 %.
Cette évolution pourrait contribuer à renforcer l’approvisionnement de la capitale économique, dont la croissance démographique et le développement des activités économiques accentuent les besoins en eau potable.
Au-delà de son impact social, cet investissement présente un enjeu économique majeur. La disponibilité de l’eau constitue en effet une condition essentielle au fonctionnement des entreprises, des établissements hospitaliers et des unités industrielles.

Protéger les ressources pour préserver l’investissement
La campagne de sensibilisation met particulièrement l’accent sur la protection du chenal alimentant l’unité SP5 et des ressources hydriques de la Dibamba. Ce chenal assure l’acheminement des eaux douces provenant des cours d’eau environnants vers l’usine. Il contribue notamment à la dilution de la teneur en sel des eaux brutes captées dans la Dibamba.
Sa préservation est donc déterminante pour le bon fonctionnement du dispositif de production.
Les populations sont ainsi sensibilisées à la gestion responsable des déchets, à la prévention des pollutions et à la nécessité d’éviter les constructions anarchiques autour des installations hydrauliques. La protection des emprises foncières de CAMWATER, la prévention des vols de compteurs et des actes de vandalisme figurent également parmi les préoccupations abordées.
La concertation communautaire comme outil de prévention
Du village Japoma à la chefferie de Bloc du Pavanga, en passant par Song Mbappi et Bloc Cité Gare, les équipes de CAMWATER ont multiplié les rencontres avec les communautés riveraines.
Les séances ont mobilisé les responsables Hygiène, Sécurité et Environnement (HSE) de l’entreprise, les représentants d’Inrigo, adjudicataire des travaux, ainsi que ceux de la mission de contrôle. En associant les autorités traditionnelles et les populations à cette démarche, CAMWATER privilégie une approche participative visant à prévenir les conflits d’usage, à favoriser l’appropriation du projet et à instaurer une responsabilité collective dans la protection des installations.
La durabilité, autre indicateur de performance
L’expérience de Japoma rappelle qu’une infrastructure hydraulique ne se mesure pas uniquement à sa capacité de production. Sa performance dépend également de la qualité de son environnement, de la disponibilité des ressources en eau et de l’efficacité de sa gestion sur le long terme.
Pour CAMWATER, l’enjeu est désormais de faire de la sensibilisation communautaire un mécanisme permanent de prévention et de protection du patrimoine hydraulique.
Alors que les travaux approchent de leur terme, la future mise en service de la station ouvre des perspectives importantes pour l’approvisionnement de Douala.
À Japoma, le défi est donc double : produire davantage d’eau potable et protéger durablement les ressources qui rendent cette production possible. Une équation essentielle pour la sécurité hydrique, la santé publique et le développement économique de la capitale économique camerounaise.
Tjang Frida