Le Cameroun et l’Italie veulent renforcer leur coopération dans le domaine des infrastructures routières à travers l’introduction de géogrilles et de polymères destinés à améliorer la durabilité des routes et à optimiser les coûts de réalisation.

Le Ministre des Travaux Publics, Emmanuel Nganou Djoumessi, a reçu en audience ce vendredi 25 septembre 2026, l’Ambassadrice d’Italie au Cameroun, Natalia Sanginiti. Au cœur des échanges : l’intérêt des technologies italiennes dans la construction et la maintenance des infrastructures routières camerounaises.
Accompagnée d’Alessandro Giannasio, vice-président de l’entreprise italienne Iterchimica Road Towards Sustainability, spécialisée dans les solutions destinées à améliorer la durabilité des infrastructures routières, l’ambassadrice a présenté au MINTP une approche basée notamment sur l’utilisation de géogrilles et de polymères.
Selon la partie italienne, ces solutions, déjà expérimentées dans plusieurs pays africains, notamment au Nigeria, au Bénin et au Gabon, permettraient à la fois de renforcer la durée de vie des chaussées et de réduire les coûts de réalisation et d’entretien.
L’Italie souhaite notamment expérimenter cette technologie au Cameroun sur l’axe Edéa-Kribi, sous réserve de l’accord des autorités camerounaises. Une perspective qui s’inscrit dans la volonté des deux pays de renforcer leur coopération technologique dans le secteur routier.
Le Ministre des Travaux Publics a salué cette proposition, estimant qu’elle pourrait contribuer à l’optimisation des investissements consacrés aux infrastructures routières. Il a réaffirmé l’ouverture du Cameroun à la coopération avec l’Italie, déjà matérialisée par plusieurs projets et initiatives, parmi lesquels les travaux sur les axes Olounou-Oveng et Ebolowa-Akom II-Kribi, ainsi que la coopération universitaire entre l’École Normale Supérieure des Travaux Publics et l’Université de Padoue.
Pour faciliter l’accès à ces technologies, Emmanuel Nganou Djoumessi a également invité l’entreprise italienne à envisager une implantation au Cameroun. Une présence locale permettrait notamment de rendre les produits plus disponibles et de faciliter leur utilisation sur les chantiers.
Avant toute expérimentation, le MINTP a toutefois demandé à l’entreprise de fournir une fiche technique détaillée précisant les caractéristiques des produits, leurs éventuels inconvénients, leur disponibilité ainsi que les qualifications des personnels appelés à assurer leur mise en œuvre au Cameroun.
Cette étape devra permettre aux autorités camerounaises d’évaluer précisément la pertinence de ces solutions avant leur éventuelle intégration dans les projets routiers nationaux.
Construire des routes plus durables tout en maîtrisant les coûts, tout en conservant les précautions techniques demandées par le MINTP.

Suzanne Maah

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